A la veille de la guerre civile syrienne en 2011, le camp de Yarmouk comptait un demi million d’habitants, la troisième génération de ces Palestiniens de Syrie ayant atteint l’âge de 20 ans, celui de faire son service militaire dans leur « armée nationale » encadrée par les troupes d’Assad.
Pour ces jeunes gens, qui n’ont jamais mis un pied dans la patrie où leurs grands parents ont tout laissé, l’espoir d’un retour est ténu.
Alors ils rêvent surtout de pouvoir choisir leur vie, d’échapper à cet enfermement sans fin.
En 2006, Axel Salvadori-Sinz achevait ses études d’anthropologie. Son mémoire devait porter sur ce camp de Yarmouk où il rencontra alors une bande de copains, trois garçons et deux filles, comme lui passionnés de cinéma, de photo et de théâtre.
Sa vie en fut changée. Il reviendra à huit reprises, entre 2009 et 2011, pour y tourner clandestinement un documentaire dont ses amis sont les héros.
Les Chebabs de Yarmouk va sortir en salles demain, mercredi 18 mars et il retrace la survie d’un monde aujourd’hui disparu.
Bombardé à plusieurs reprises, affamé, privé d’eau, soumis aux arrestations et à la terreur des services syriens, le camp palestinien est désormais quasi vidé de ses occupants. Les Chebabs se sont dispersés, exilés une fois de plus. Mais leur voix nous touche au cœur.
source : http://www.franceinter.fr/emission-lhumeur-vagabonde-le-realisateur-axel-salvatori-sinz
date : 17/03/2015
(ré)écouter cette émissiondisponible jusqu'au 10/12/2017 20h00