Les révolutions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord continuent aussi grâce aux jeunes qui diffusent l’information, aidés par les nouvelles technologies.
En Égypte, des dizaines de jeunes bloguers comme Maikel Nabil ou Allaa Abdel Fattah ont été condamnés par des tribunaux militaires pour avoir critiqué les autorités égyptiennes.
En Arabie saoudite, Hamza Kashgari, jeune journaliste de 23 ans risque la peine de mort pour ses tweets sur le prophète.
Au Bahreïn, Ayat al Qarmezi, une étudiante et poétesse de 21 ans, a été arrêtée pour avoir lu un poème qu’elle a adressé au roi de Bahreïn.
En Syrie, les manifestations sont violemment réprimées depuis un an.
Le dessinateur Ali Ferzat a été enlevé et torturé parce qu’il persistait à dénoncer dans ses caricatures l’indécence du système.
En Tunisie, Nabil Karoui, propriétaire de Nessma TV, risque jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour avoir diffusé par la chaîne le film d’animation Persepolis, auquel on reproche d’être blasphématoire. Les journalistes Sanaa Farhat et Maha Ouelhezi ont été brutalisées par des policiers en civil alors qu’elles couvraient une manifestation devant le ministère de l’Enseignement supérieur.
La liberté d’expression a toujours été au centre de l’action d’Amnesty international. Le droit d’avoir un point de vue et le droit à la liberté de pensée, d’opinion et de religion sont étroitement liés à la construction des nouvelles démocraties en Moyen-Orient et en Afrique du Nord.