
Si cette stratégie de l’ennemi proche est aujourd’hui centrale pour comprendre ce qui est en jeu au Moyen-Orient, c’est parce qu’elle permet à l’organisation de l’État islamique de se maintenir sur un large territoire, à cheval sur la Syrie et l’Irak, et de disposer de ressources régulières pour assurer son autonomie.
Disposer d’un tel territoire constitue une véritable première pour une organisation djihadiste ; cela engendre par conséquent une configuration toute nouvelle pour la mouvance djihadiste dans son ensemble, et pour toute la région.
Comment cette stratégie de l’ennemi proche est-elle née, et comment s’est-elle développée ? Pourquoi l’Irak tient-il une place centrale dans la formation de l’organisation de l’État islamique ? Quel est le quotidien des populations administrées par l'EI ? Comment cette organisation parvient-elle à conserver un si large territoire malgré les offensives conjuguées des Kurdes, de la Turquie et de la coalition américaine ?
Pour répondre à ces questions, et à bien d’autres que l’on se pose aujourd’hui sur ce Moyen-Orient bouillonnant, deux invités :
- Myriam Benraad, chercheuse associée à l’institut d’études politiques de Paris et spécialiste de l’Irak, dont le dernier livre s’intitule Irak, la revanche de l’histoire – De l’occupation étrangère à l’État islamique, un ouvrage publié en 2014 chez Vendémiaire.
- Wassim Nasr, spécialiste reconnu de la mouvance djihadiste, journaliste pour la chaîne France 24.
- source : http://www.mediapart.fr/article/offert/adbaff2d96b8ab520d9b2ffc7ed815bb
- date : 14/08/2015