« Comment peut-on laisser disparaître son peuple ? » s'interroge toujours Majd. © Daniel Fouray[/caption]
Il a le regard farouche de ceux qu'on a trahis. « La Russie et les États-Unis ont transformé la révolution syrienne en guerre civile, les rebelles en fonctionnaires des organisations humanitaires ou des marchands d'armes. Et mon pays en une terre d'assassins et de martyrs. » Aujourd'hui réfugié en France, Majd al-Dik, 28 ans, ne cache pas son amertume. « Où est l'alternative pour simplement rester en vie ? »
La sienne, ce fut la fuite, l'année dernière. « Je n'ai pas eu le choix », avoue cet homme résolu. À Paris pour présenter le livre (1) qu'il a rédigé avec Nathalie Bontemps, écrivaine et traductrice, il a gardé l'allure de l'étudiant en droit qu'il a été, naguère, à Damas. Son récit, d'un implacable réalisme, est l'un des premiers témoignages directs du quotidien d'un conflit dont l'analyse est souvent monopolisée par experts et stratèges.
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Majd al-Dik, un Syrien comme les autres dans la révolution - par Pascal Monnier
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« Comment peut-on laisser disparaître son peuple ? » s'interroge toujours Majd. © Daniel Fouray[/caption]
Il a le regard farouche de ceux qu'on a trahis. « La Russie et les États-Unis ont transformé la révolution syrienne en guerre civile, les rebelles en fonctionnaires des organisations humanitaires ou des marchands d'armes. Et mon pays en une terre d'assassins et de martyrs. » Aujourd'hui réfugié en France, Majd al-Dik, 28 ans, ne cache pas son amertume. « Où est l'alternative pour simplement rester en vie ? »
La sienne, ce fut la fuite, l'année dernière. « Je n'ai pas eu le choix », avoue cet homme résolu. À Paris pour présenter le livre (1) qu'il a rédigé avec Nathalie Bontemps, écrivaine et traductrice, il a gardé l'allure de l'étudiant en droit qu'il a été, naguère, à Damas. Son récit, d'un implacable réalisme, est l'un des premiers témoignages directs du quotidien d'un conflit dont l'analyse est souvent monopolisée par experts et stratèges.
« Comment peut-on laisser disparaître son peuple ? » s'interroge toujours Majd. © Daniel Fouray[/caption]
Il a le regard farouche de ceux qu'on a trahis. « La Russie et les États-Unis ont transformé la révolution syrienne en guerre civile, les rebelles en fonctionnaires des organisations humanitaires ou des marchands d'armes. Et mon pays en une terre d'assassins et de martyrs. » Aujourd'hui réfugié en France, Majd al-Dik, 28 ans, ne cache pas son amertume. « Où est l'alternative pour simplement rester en vie ? »
La sienne, ce fut la fuite, l'année dernière. « Je n'ai pas eu le choix », avoue cet homme résolu. À Paris pour présenter le livre (1) qu'il a rédigé avec Nathalie Bontemps, écrivaine et traductrice, il a gardé l'allure de l'étudiant en droit qu'il a été, naguère, à Damas. Son récit, d'un implacable réalisme, est l'un des premiers témoignages directs du quotidien d'un conflit dont l'analyse est souvent monopolisée par experts et stratèges.
