La chute d’Alep symbolise l’impuissance de Washington et de ses alliés, au Moyen-Orient comme sur le terrain de la guerre civile syrienne.
Bilan du Monde | 31.12.2016 à 10h06 |Par Christophe Ayad
La Syrie a été le théâtre, en 2016, d’une victoire stratégique majeure du régime de Damas et de ses alliés, la Russie et l’Iran, qui ont réussi à reprendre à la rébellion anti-Assad la partie orientale de la ville d’Alep, qu’elle occupait depuis l’été 2012. Cette victoire aura des répercussions importantes, tant intérieures qu’internationales.
Du point de vue du conflit intra-syrien, cette défaite, qui s’est traduite par l’évacuation de près de 10 000 rebelles et de plus de 100 000 civils, ainsi que par la mort d’un nombre indéterminé de personnes, est un revers incontestable pour l’opposition anti-Assad. Et, si elle va probablement perdurer sous la forme d’une guérilla sporadique dans certaines zones rurales du pays, la perte d’Alep entérine l’échec du projet « révolutionnaire » en Syrie.
Il n’y a plus aucune chance, étant donné le rapport de forces sur le terrain, que les prochains rounds des négociations de paix – déplacés de Genève à Astana, la capitale du Kazakhstan, allié de la Russie, tout un symbole – se tiennent sur la base d’une transition écartant Bachar Al-Assad du pouvoir.
Fort de sa dynamique victorieuse, le régime devrait poursuivre le « nettoyage » des poches de résistance, notamment dans la banlieue de Damas, où il a déjà obtenu l’évacuation de Daraya fin août 2016. La ville et la province d’Idlib, dernière place forte tenue par la rébellion, seront elles aussi dans le collimateur.
Seule ombre au tableau du régime de Damas et de son allié russe, qui n’ont jamais fait de la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI) une priorité mais plutôt un slogan, la perte de Palmyre, en décembre 2016, en pleine offensive sur Alep, revenue aux mains des djihadistes.
Or, la prise de Palmyre, arrachée à l’EI grâce à une aide massive de la Russie et des milices chiites sous obédience iranienne, avait été la seule victoire de l’année à l’actif du régime contre l’EI. Moscou avait même choisi de célébrer cette reconquête par un concert symphonique en mai dans les ruines du site antique, débarrassé de la barbarie djihadiste.
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La chute d’Alep symbolise l’impuissance de Washington et de ses alliés, au Moyen-Orient comme sur le terrain de la guerre civile syrienne.
Bilan du Monde | 31.12.2016 à 10h06 |Par Christophe Ayad
La Syrie a été le théâtre, en 2016, d’une victoire stratégique majeure du régime de Damas et de ses alliés, la Russie et l’Iran, qui ont réussi à reprendre à la rébellion anti-Assad la partie orientale de la ville d’Alep, qu’elle occupait depuis l’été 2012. Cette victoire aura des répercussions importantes, tant intérieures qu’internationales.
Du point de vue du conflit intra-syrien, cette défaite, qui s’est traduite par l’évacuation de près de 10 000 rebelles et de plus de 100 000 civils, ainsi que par la mort d’un nombre indéterminé de personnes, est un revers incontestable pour l’opposition anti-Assad. Et, si elle va probablement perdurer sous la forme d’une guérilla sporadique dans certaines zones rurales du pays, la perte d’Alep entérine l’échec du projet « révolutionnaire » en Syrie.
Il n’y a plus aucune chance, étant donné le rapport de forces sur le terrain, que les prochains rounds des négociations de paix – déplacés de Genève à Astana, la capitale du Kazakhstan, allié de la Russie, tout un symbole – se tiennent sur la base d’une transition écartant Bachar Al-Assad du pouvoir.
Fort de sa dynamique victorieuse, le régime devrait poursuivre le « nettoyage » des poches de résistance, notamment dans la banlieue de Damas, où il a déjà obtenu l’évacuation de Daraya fin août 2016. La ville et la province d’Idlib, dernière place forte tenue par la rébellion, seront elles aussi dans le collimateur.
Seule ombre au tableau du régime de Damas et de son allié russe, qui n’ont jamais fait de la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI) une priorité mais plutôt un slogan, la perte de Palmyre, en décembre 2016, en pleine offensive sur Alep, revenue aux mains des djihadistes.
Or, la prise de Palmyre, arrachée à l’EI grâce à une aide massive de la Russie et des milices chiites sous obédience iranienne, avait été la seule victoire de l’année à l’actif du régime contre l’EI. Moscou avait même choisi de célébrer cette reconquête par un concert symphonique en mai dans les ruines du site antique, débarrassé de la barbarie djihadiste.
Rétrospective 2016 : au Moyen-Orient, la stratégie victorieuse de Moscou et Téhéran par Christophe Ayad
La chute d’Alep symbolise l’impuissance de Washington et de ses alliés, au Moyen-Orient comme sur le terrain de la guerre civile syrienne.
Bilan du Monde | 31.12.2016 à 10h06 |Par Christophe Ayad
La Syrie a été le théâtre, en 2016, d’une victoire stratégique majeure du régime de Damas et de ses alliés, la Russie et l’Iran, qui ont réussi à reprendre à la rébellion anti-Assad la partie orientale de la ville d’Alep, qu’elle occupait depuis l’été 2012. Cette victoire aura des répercussions importantes, tant intérieures qu’internationales.
Du point de vue du conflit intra-syrien, cette défaite, qui s’est traduite par l’évacuation de près de 10 000 rebelles et de plus de 100 000 civils, ainsi que par la mort d’un nombre indéterminé de personnes, est un revers incontestable pour l’opposition anti-Assad. Et, si elle va probablement perdurer sous la forme d’une guérilla sporadique dans certaines zones rurales du pays, la perte d’Alep entérine l’échec du projet « révolutionnaire » en Syrie.
Il n’y a plus aucune chance, étant donné le rapport de forces sur le terrain, que les prochains rounds des négociations de paix – déplacés de Genève à Astana, la capitale du Kazakhstan, allié de la Russie, tout un symbole – se tiennent sur la base d’une transition écartant Bachar Al-Assad du pouvoir.
Fort de sa dynamique victorieuse, le régime devrait poursuivre le « nettoyage » des poches de résistance, notamment dans la banlieue de Damas, où il a déjà obtenu l’évacuation de Daraya fin août 2016. La ville et la province d’Idlib, dernière place forte tenue par la rébellion, seront elles aussi dans le collimateur.
Seule ombre au tableau du régime de Damas et de son allié russe, qui n’ont jamais fait de la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI) une priorité mais plutôt un slogan, la perte de Palmyre, en décembre 2016, en pleine offensive sur Alep, revenue aux mains des djihadistes.
Or, la prise de Palmyre, arrachée à l’EI grâce à une aide massive de la Russie et des milices chiites sous obédience iranienne, avait été la seule victoire de l’année à l’actif du régime contre l’EI. Moscou avait même choisi de célébrer cette reconquête par un concert symphonique en mai dans les ruines du site antique, débarrassé de la barbarie djihadiste.
