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Les contacts établis entre les révolutionnaires et des groupes de résistants à l’étranger sont rompus. Que se passe-t-il à Baba Amro? "On est très inquiets", affirme Seif*, résistant syrien installé à Paris et originaire de Homs. Le seul témoignage que son association, Souria Houria, a obtenu depuis jeudi est celui d’une activiste vivant sur place. Selon elle, les soldats passent de maison en maison et demandent aux hommes et aux garçons de plus de 14 ans de sortir. Pour les arrêter et peut-être les abattre. Invérifiable, mais ce genre de méthodes rappelle des souvenirs.
Il resterait entre 3.000 et 4.000 civils dans le quartier populaire de Homs. Seuls, sans la protection des combattants de l’Armée syrienne libre qui ont dû annoncer un "repli tactique" jeudi en début d’après-midi. "Le régime veut se venger de Baba Amro, continue Seif, on a peur qu’ils tuent tout le monde." Ce chercheur d’une trentaine d’années sait de quoi il parle. En février 1982, son grand-père a été sauvé in extremis d’un peloton d’exécution. L’ancien dentiste avait été reconnu par un soldat qui l’avait fréquenté comme patient. C’était à Hama. Pendant trois semaines, les troupes de Rifaat El-Assad, oncle de l’actuel président, Bachar el-Assad, avaient massacré entre 10.000 et 30.000 personnes pour mater la rébellion des Frères musulmans. La ville avait été bouclée, fermée au monde.
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Syrie : Baba Amro ne répond plus - Garance Le Caisne
Le quartier rebelle de Homs pilonné pendant 26 jours d’affilée a été repris par l’armée syrienne jeudi. Depuis, impossible d’y établir le moindre contact.
[caption id="attachment_9261" align="aligncenter" width="390" caption="Des femmes et des enfants se terrent dans un sous-sol de Baba Amro pour échapper aux bombardements de l'armée, fin février. (Reuters)"]
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Les contacts établis entre les révolutionnaires et des groupes de résistants à l’étranger sont rompus. Que se passe-t-il à Baba Amro? "On est très inquiets", affirme Seif*, résistant syrien installé à Paris et originaire de Homs. Le seul témoignage que son association, Souria Houria, a obtenu depuis jeudi est celui d’une activiste vivant sur place. Selon elle, les soldats passent de maison en maison et demandent aux hommes et aux garçons de plus de 14 ans de sortir. Pour les arrêter et peut-être les abattre. Invérifiable, mais ce genre de méthodes rappelle des souvenirs.
Il resterait entre 3.000 et 4.000 civils dans le quartier populaire de Homs. Seuls, sans la protection des combattants de l’Armée syrienne libre qui ont dû annoncer un "repli tactique" jeudi en début d’après-midi. "Le régime veut se venger de Baba Amro, continue Seif, on a peur qu’ils tuent tout le monde." Ce chercheur d’une trentaine d’années sait de quoi il parle. En février 1982, son grand-père a été sauvé in extremis d’un peloton d’exécution. L’ancien dentiste avait été reconnu par un soldat qui l’avait fréquenté comme patient. C’était à Hama. Pendant trois semaines, les troupes de Rifaat El-Assad, oncle de l’actuel président, Bachar el-Assad, avaient massacré entre 10.000 et 30.000 personnes pour mater la rébellion des Frères musulmans. La ville avait été bouclée, fermée au monde.
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Les contacts établis entre les révolutionnaires et des groupes de résistants à l’étranger sont rompus. Que se passe-t-il à Baba Amro? "On est très inquiets", affirme Seif*, résistant syrien installé à Paris et originaire de Homs. Le seul témoignage que son association, Souria Houria, a obtenu depuis jeudi est celui d’une activiste vivant sur place. Selon elle, les soldats passent de maison en maison et demandent aux hommes et aux garçons de plus de 14 ans de sortir. Pour les arrêter et peut-être les abattre. Invérifiable, mais ce genre de méthodes rappelle des souvenirs.
Il resterait entre 3.000 et 4.000 civils dans le quartier populaire de Homs. Seuls, sans la protection des combattants de l’Armée syrienne libre qui ont dû annoncer un "repli tactique" jeudi en début d’après-midi. "Le régime veut se venger de Baba Amro, continue Seif, on a peur qu’ils tuent tout le monde." Ce chercheur d’une trentaine d’années sait de quoi il parle. En février 1982, son grand-père a été sauvé in extremis d’un peloton d’exécution. L’ancien dentiste avait été reconnu par un soldat qui l’avait fréquenté comme patient. C’était à Hama. Pendant trois semaines, les troupes de Rifaat El-Assad, oncle de l’actuel président, Bachar el-Assad, avaient massacré entre 10.000 et 30.000 personnes pour mater la rébellion des Frères musulmans. La ville avait été bouclée, fermée au monde.