Bachar al-Assad et Thierry Mariani, ainsi qu'une délégation de députés français, à Damas, le 8 janvier 2017. AFP[/caption]
Un dimanche chez Bachar al-Assad - Par Hala Kodmani — 9 janvier 2017 à 18:48
Que conclure de l'interview du président syrien par trois médias français ? Que son discours n'a pas changé : Al-Assad persiste à qualifier de «terroriste» tout opposant à son régime.
Interviewer Bachar al-Assad au lendemain du tournant décisif que constitue dans le conflit syrien la reprise par ses troupes de la totalité d’Alep se justifie politiquement et professionnellement. Les trois grands médias audiovisuels français qui ont dépêché leurs envoyés spéciaux à Damas pour l’occasion ont fait un travail légitime de journalistes. Le souci de présenter l’entretien avec «le dictateur syrien», comme l’a fait France Info, apparaît comme une prise de distance gênée. Un effort de contextualisation et d’éditorialisation supplémentaire a été fait dans ce sens par le correspondant de RTL à Damas. «Costume et cravate bleu, ostensiblement prévenant presque séducteur, Bachar al-Assad répond à toutes les questions. Mais il s’agit d’une façade destinée à passer le message. Dans ses réponses, le Président syrien est froid, sans scrupule», souligne Thomas Prouteau dans son introduction à l’interview. Indiquer en outre, qu’il s’agit d’un «entretien dans le cadre de la visite des trois députés français», comme précisé par ces médias, mérite une autre réflexion. C’est en effet dans les bagages, «embedded» dirait-on sur un terrain militaire, avec Thierry Mariani et deux autres députés de droite, que les journalistes français ont pu obtenir cette rencontre avec Bachar al-Assad. Sans ce genre d’introduction, l’accès au président syrien aurait été plus long et compliqué.
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Un dimanche chez Bachar al-Assad - par Hala Kodmani
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Bachar al-Assad et Thierry Mariani, ainsi qu'une délégation de députés français, à Damas, le 8 janvier 2017. AFP[/caption]
Un dimanche chez Bachar al-Assad - Par Hala Kodmani — 9 janvier 2017 à 18:48
Que conclure de l'interview du président syrien par trois médias français ? Que son discours n'a pas changé : Al-Assad persiste à qualifier de «terroriste» tout opposant à son régime.
Interviewer Bachar al-Assad au lendemain du tournant décisif que constitue dans le conflit syrien la reprise par ses troupes de la totalité d’Alep se justifie politiquement et professionnellement. Les trois grands médias audiovisuels français qui ont dépêché leurs envoyés spéciaux à Damas pour l’occasion ont fait un travail légitime de journalistes. Le souci de présenter l’entretien avec «le dictateur syrien», comme l’a fait France Info, apparaît comme une prise de distance gênée. Un effort de contextualisation et d’éditorialisation supplémentaire a été fait dans ce sens par le correspondant de RTL à Damas. «Costume et cravate bleu, ostensiblement prévenant presque séducteur, Bachar al-Assad répond à toutes les questions. Mais il s’agit d’une façade destinée à passer le message. Dans ses réponses, le Président syrien est froid, sans scrupule», souligne Thomas Prouteau dans son introduction à l’interview. Indiquer en outre, qu’il s’agit d’un «entretien dans le cadre de la visite des trois députés français», comme précisé par ces médias, mérite une autre réflexion. C’est en effet dans les bagages, «embedded» dirait-on sur un terrain militaire, avec Thierry Mariani et deux autres députés de droite, que les journalistes français ont pu obtenir cette rencontre avec Bachar al-Assad. Sans ce genre d’introduction, l’accès au président syrien aurait été plus long et compliqué.
Bachar al-Assad et Thierry Mariani, ainsi qu'une délégation de députés français, à Damas, le 8 janvier 2017. AFP[/caption]
Un dimanche chez Bachar al-Assad - Par Hala Kodmani — 9 janvier 2017 à 18:48
Que conclure de l'interview du président syrien par trois médias français ? Que son discours n'a pas changé : Al-Assad persiste à qualifier de «terroriste» tout opposant à son régime.
Interviewer Bachar al-Assad au lendemain du tournant décisif que constitue dans le conflit syrien la reprise par ses troupes de la totalité d’Alep se justifie politiquement et professionnellement. Les trois grands médias audiovisuels français qui ont dépêché leurs envoyés spéciaux à Damas pour l’occasion ont fait un travail légitime de journalistes. Le souci de présenter l’entretien avec «le dictateur syrien», comme l’a fait France Info, apparaît comme une prise de distance gênée. Un effort de contextualisation et d’éditorialisation supplémentaire a été fait dans ce sens par le correspondant de RTL à Damas. «Costume et cravate bleu, ostensiblement prévenant presque séducteur, Bachar al-Assad répond à toutes les questions. Mais il s’agit d’une façade destinée à passer le message. Dans ses réponses, le Président syrien est froid, sans scrupule», souligne Thomas Prouteau dans son introduction à l’interview. Indiquer en outre, qu’il s’agit d’un «entretien dans le cadre de la visite des trois députés français», comme précisé par ces médias, mérite une autre réflexion. C’est en effet dans les bagages, «embedded» dirait-on sur un terrain militaire, avec Thierry Mariani et deux autres députés de droite, que les journalistes français ont pu obtenir cette rencontre avec Bachar al-Assad. Sans ce genre d’introduction, l’accès au président syrien aurait été plus long et compliqué.
