06/03/2015 Paris : Projection du film « Je suis celle qui porte les fleurs vers sa tombe  » de Hala Albadalla

Article  •  Publié sur Souria Houria le 25 février 2015

Evenement_20150306

Amis Du ciné Club Syrien à Paris
Prochain film :
Je suis celle qui porte les fleurs vers sa tombe* 
réalisation : Hala AlABDALLA et Ammar Al BEIK
Image et montage : Ammar Al Beik et Hala AlABDALLA
le vendredi 6 mars à 20H 30 
cinéma l’Accattonne 20 rue CUjas Paris 75OO5
Séance suivie d’un débat en présence de Hala AlABDALLA
..

أصدقاء النادي السينمائي السوري الأحبة في باريس
يسر النادي السينمائي السوري إعلامكم عن فيلمه القادم
 » أنا التي تحمل الزهور إلى قبرها  » 
إخراج هالة العبد الله وعمار البيك 
يوم الجمعة 6 آذار الثامنة والنصف مساء في سينما أكاتون في باريس الخامسة
حوار بعد العرض بحضور المخرجة هالة العبد الله …

عشتم وعاشت السينما السورية .

*Le titre du film est un vers emprunté à la poétesse syrienne Daed Haddad, disparue en 1991. « Je suis celle qui vient porter les fleurs sur sa tombe… » Ces mots disent ici l’élan poétique, personnel et finalement politique qui porte cet étrange documentaire. Le premier film de cette jeune cinéaste quarantenaire, productrice depuis 1984 (entre la France, la Syrie, le Liban). Etudiante, elle avait fait des études d’ingénieur agronome « pour participer à la révolution agricole indispensable à mon pays », dit-elle. A20 ans, en Syrie, Hala Alabdalla fut enfermée comme opposante politique. Quand elle sort, en 1981, elle s’installe en France.
C’est sur cet arrière-fond politique que Hala Alabdalla réalise ce premier film, avec le jeune réalisateur syrien Ammar Albeik. Mais, mine de rien, Hala Alabdalla nous emporte au-delà, au gré de son journal intime, de ses rencontres, de ses souvenirs, de ses divagations. Images du quotidien mêlées d’entretiens avec des amis artistes eux aussi exilés, de moments forts avec sa fille, sa belle-mère,son mari peintre.., autant d’aller-retours qui sont les pulsations mêmes de cette exilée syrienne à Paris. Ce premier film est alors,pour elle, le précipité de tous les films qu’elle n’a pas fait depuis vingt ans. Elle avait quitté son pays en 1981 pour des raisons politiques. Elle a fait ce film en 2006 pour des raisons poétiques. Les deux se rejoignent ici. Sous les auspices de la poétesse qui clôt ainsi son vers : « …. Et celle qui pleure de l’intensité de la poésie ».



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