11/07/2012 : المؤتمر الصحفي في موسكو – مباحثات وفد المجلس الوطني السوري / Conférence de presse du CNS À Moscou

Article  •  Publié sur Souria Houria le 27 juillet 2012

ABDEL BASSET SEIDA: LE PEUPLE SYRIEN SOUFFRE DE LA COUVERTURE QU‘OFFRE  LA RUSSIE AU RÉGIME

Conférence de presse à Moscou du 11 juillet 2012 /
 
 Abdul Bassit Seida, président du Conseil national syrien a déclaré que la délégation de l’opposition syrienne a affirmé lors de ses entretiens à Moscou, les « constantes de la Révolution syrienne : la rupture avec le pouvoir despotique et corrompu», et le respect des aspirations du peuple syrien à la liberté, la justice et la dignité.

 Monsieur Seida a insisté lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le mercredi 11 Juillet au siège de l’agence « Novosti » russe à Moscou, que ce qui se passe en Syrie n’est pas un différend entre l’opposition et le gouvernement pour que l’on puisse évoquer ou proposer la formation d’un gouvernement d’unité nationale. Ce qui se passe en Syrie c’est la révolution de tout un peuple “avec toutes ses composantes. » Il a affirmé »que le peuple réclame le départ de la tyrannie avec tous ses symboles, ses institutions, et ses concepts avec en tête du régime Bachar al-Assad. » Il a souligné l’importance des relations entre le peuple syrien et  russe, mais « pas au détriment du sang des Syriens. » Le président du Conseil national syrien, « Ce dont souffre le peuple syrien  actuellement c’est de la couverture politique russe du système à travers le Conseil de sécurité et par l’utilisation du veto ». Il a ajouté “ le peuple syrien est tué par l’armé syrienne par les bombardements sans discrimination des chars et mortiers, par l’artillerie et les hélicoptères, et toutes ces armes sont de fabrication russe », Ce sont donc des armes russes que le régime syrien utilise pour tuer son peuple. 

Il a insisté, face aux responsables russes, que le Conseil national soutient de manière indéfectible le «projet national syrien, qui garantit les droits de tous et que donc aucune  partie de la population ne doit craindre pour son avenir en Syrie. » Seida a dit: «Nous insistons sur l’unité nationale, celle de la terre et du peuple », ajoutant que « l’unité du territoire syrien est une affaire sacrée pour nous. » Il a ajouté: «Nous aspirons à jouer un rôle de communication entre les peuples de la région tout entière, et la Syrie sera un facteur de stabilité pour l’avenir dans la région tout entière. »

Il a  souligné l’importance des intérêts communs entre la Syrie et la Russie », et ces intérêts évolueront dans l’avenir, mais ces intérêts ne peuvent être préservés avec un régime qui est sur le chemin du départ. » 

Le président du Conseil national syrien a affirmé que «la partie russe ne tient pas à Bachar al-Assad ni aux institutions répressives de son système, et a exprimé, son respect pour la volonté du peuple syrien. » Il a ajouté que la délégation de l’opposition syrienne a demandé à  Moscou de produire une décision contraignante au Conseil de sécurité en vertu du Chapitre VII pour la  protection des civils. 

Seida a déclaré aussi «nos points de vue souffrent des divergences qui nous opposent, et nous nous y attendions, mais nous avons essayé de transmettre le point de vue du peuple syrien aux dirigeants russes. » 

De son côté, Monsieur Burhan Ghalioun, membre du Conseil exécutif du CNS  a déclaré « Les Syriens ne portent pas de grands espoirs sur la diplomatie internationale », ajoutant que le régime a choisi l’option militaire tandis que la communauté internationale tourne encore dans le cercle vicieux des initiatives. 

Monsieur Ghalioun a ajouté: Le plan Annan n’a abouti à aucun résultat, soulignant que la violence continue. Et, si la situation continue comme telle, c’est un désastre pour la Syrie et pour les intérêts de la Russie dans la région. 

Il a dit, « notre pari se porte sur la révolution et ses jeunes», soulignant que « la solution c’est la révolution qui la fera, et non pas les discussions diplomatiques qui avancent à la vitesse des fourmis”. Ghalioun « Nous transmettons au monde la volonté du peuple syrien de poursuivre sa révolution jusqu’à la victoire et ses accusations à l’égard des politiques  qui couvrent  encore le régime d’Assad. » Lorsque la Russie fournit les armes au régime syrien , ce n’est pas là un acte d’amitié envers le peuple syrien.«et ce n’est pas non plus un acte d’amitié que de considérer la victime et son bourreau de la même manière “.Il a également affirmé qu’il n’y a pas d’autre choix pour le  peuple syrien qu’une guerre de libération  populaire. 

Ghalioun : aucune chance de tenir une réunion du « Groupe de travail sur la Syrie » bientôt à Moscou 

Monsieur Ghalioun, membre du bureau exécutif du CNS ( dans un entretien à La Russie Aujourd’hui ) a exclu toute éventualité d’une nouvelle conférence pour un « travail autour de la Syrie, » en Russie et, dans la période à venir.

Il a ajouté: la Russie apporte son soutien politique au régime du président Bachar al-Assad en « bloquant le Conseil de sécurité” et de ce fait le régime syrien se trouve rassuré du fait, qu’aucune intervention extérieure ne viendra l’arrêter. Mais si la Russie cesse d’apporter son aide au régime en arrêtant de le fournir en armes, le régime sera obligé de céder et d’accepter la solution politique. 

De même, et sur le même site, Ghalioun a affirmé le refus de voir la mission des observateurs internationaux (qui expire bientôt), prolongée, décrivant ce qui se passe comme « la chanson du diable», et que le passage d’une initiative à une autre n’est qu’un prétexte pour gagner du temps. C’est parce que le régime pense qu’il peut régler la situation par la force, qu’il accepte les initiatives qui se succèdent tout en les vidant de leur sens . Pour le régime, ces initiatives sont l’occasion de gagner du temps avec sa solution militaire Ainsi il accepte successivement ces initiatives, et les vide de leur contenu. 

Ghalioun s’est dit déçu par le manque de tout changement dans la position Russie, et a souligné que « les efforts de Moscou pour réunir des parties prêtes à négocier avec le régime sont voués à l’échec, car aucune partie de l’opposition n’acceptera de s’asseoir à un table de négociations avec un régime qui ne croit que dans la solution sécuritaire “. 

Ghalioun a affirmé  que «la communauté internationale est plus déterminée à exercer une pression persistante sur le régime d’Assad .. et qu’elle présentera un projet de résolution en vertu du Chapitre VII et que la Russie portera ses responsabilités historiques et morales en cas de rejet du projet. » 

Ghalioun: « .La Russie doit reconnaître que ce qui se passe en Syrie est une véritable révolution .
 Ghalioun a considéré que le minimum requis de la Russie c’est sa reconnaissance du droit au peuple syrien de se révolter contre un régime tyrannique et injuste. En réponse à à la question du site : «Aujourd’hui, la Russie », Ghalioun a déclaré qu’on ne peut accepter « l’exportation d’armes à un régime qui tue son peuple depuis plus de 16 mois”. Et que l’argument  Russe expliquant qu’il s’agit là d’honorer des transactions antérieures au  soulèvement  est irrecevable . Ghalioun a ajouté, que la partie russe doit comprendre que ce qui se passe en Syrie est une véritable révolution et qu’il n’est pas envisageable qu’une victime s’assoit à une même table avec son meurtrier pour négocier!
 Ghalioun a affirmé que “le peuple syrien ne demande pas à la Russie de changer le régime, mais de cesser de coopérer avec lui en lui apportant l’aide et le soutien  » Il s’est aussi étonné qu’on demande à un peuple de décider de son destin face à 400 000 soldats et 200 000 “chabiha”. 

Ghalioun a aussi critiqué la Russie pour son absence au Congrès des  «Amis du peuple syrien », et a réitéré le refus de l’opposition de négocier avec Bachar, tel que le demande la Russie.

 


لمسيدا: الشعب السوري يعاني حاليا التغطية السياسية الروسية للنظام

أعلن عبد الباسط سيدا رئيس المجلس الوطني السوري أن وفد المعارضة السورية أكد خلال مباحثاته في موسكو « ثوابت الثورة السورية التي تقضي بضرورة القطع مع سلطة الاستبداد والإفساد » واحترام تطلعات الشعب السوري في الحرية والعدالة والكرامة.
وشدد سيدا في مؤتمر صحفي عقد يوم الأربعاء 11 يوليو/تموز في مقر وكالة « نوفوستي » الروسية في موسكو، أن ما يحدث في سورية لا يمثل خلافا بين المعارضة والحكومة حتى يمكن الحديث عن تشكيل حكومة وحدة وطنية، مؤكدا أن ما يحدث هو ثورة كل الشعب السوري « بكل مكوناته ».
وذكر أن « الشعب يطالب برحيل الاستبداد بكامل رموزه وأركانه ومفاهيمه وفي مقدمة ذلك رأس النظام بشار الأسد ».
وشدد على أهمية العلاقات بين الشعبين السوري والروسي لكن ذلك « ليس على حساب دماء السوريين » .
وقال رئيس المجلس الوطني السوري إن « الشعب السوري يعاني حاليا من التغطية السياسية الروسية للنظام عبر مجلس الأمن من خلال استخدام الفيتو ».
وأضاف أن الشعب السوري « يقتل بالسلاح السوري وتقصف قصفا عشوائيا بالدبابات والراجمات والمدفعية وطائرات المروحية وهي كلها روسية الصنع »، مشيرا إلى أن السلاح الروسي يستخدمه النظام السوري في مواجهة شعبه.
وقال إن الوفد أكد للمسؤولين الروس أن المجلس الوطني يشدد على « المشروع الوطني السوري الذي يضمن حقوق الجميع ويجب ألا تكون هناك جهة تخاف من مستقبلها في سورية ».
وقال سيدا « نشدد على الوحدة الوطنية أرضا وشعبا »، مشيرا إلى أن « وحدة التراب السوري هي مسألة مقدسة بالنسبة لنا ».
وأضاف: « نتطلع إلى دور تواصلي بين شعوب المنطقة بأسرها، وستكون سورية المستقبل عامل الاستقرار في المنطقة بأسرها ».
شدد على أهمية المصالح المشتركة بين الشعبين السوري والروسي « وهذه المصالح ستتطور في المستقبل، لكن هذه المصالح لا يمكن أن تكون مع النظام وهو في طريقه إلى الرحيل ».
وأكد رئيس المجلس الوطني السوري أن « الجانب الروسي ليس متمسكا ببشار الأسد والمؤسسات القمعية التابعة لهذا النظام، وعبر عن احترامه لإرادة الشعب السوري ».
وأضاف أن وفد المعارضة السورية طالب موسكو باستصدار قرار ملزم بمجلس الأمن تحت الفصل السابع لحماية المدنيين.
وقال سيدا إن « وجهات نظرنا تعاني التباين وذلك أمر كننا نتوقعه، لكننا حاولنا نقل وجهة نظر الشعب السوري إلى القيادة الروسية ».
من جانبه قال برهان غليون عضو المجلس التنفيذي للمجلس الوطني السوري إن السوريين « لا يعلقون آمالا كبيرة على الدبلوماسية الدولية »، مشيرا إلى أن النظام اختار الحسم العسكري في الوقت الذي ما زال فيه المجتمع الدولي يدور في حلقة مفرغة من مبادرات.
وأضاف غليون أن خطة عنان لم تسفر عن نتيجة، مشيرا إلى أن العنف ما زال مستمرا. وأكد أن استمرار الوضع كما هو كارثة لسورية ولمصالح روسيا في المنطقة أيضا.
وقال « رهاننا على الثورة وشباب الثورة »، مؤكدا أن « الثورة هي التي ستحسم الأمر وليس المباحثات الدبلوماسية » التي تجري بسرعة النملة.
وأضاف غليون « ننقل تصميم الشعب السوري على ثورته حتى النصر واحتجاج الشعب السوري على السياسات التي لا تزال تغطي نظام الأسد ».
وأكد أن قيام روسيا بتزويد النظام السوري بالسلاح ليس عملا صديقا، وأضاف « ليس عملا صديقا أن تساوي دائما بين الضحية والجلاد ».
كما أكد غليون أنه ليس هناك خيار آخر أمام الشعب السوري إلا خوض حرب تحرير شعبية.

غليون: لا حظوظ لعقد اجتماع « مجموعة العمل حول سورية » قريبا في موسكو
استبعد عضو المكتب التنفيذي للمجلس الوطني السوري برهان غليون في حديث لموقع « روسيا اليوم » نجاح موسكو في عقد مؤتمر جديد لمجموعة « العمل حول سورية » في روسيا في الفترة المقبلة. وقال غليون إن روسيا تقدم الدعم السياسي لنظام الرئيس بشار الأسد عبر « إغلاق مجلس الأمن » وجعله (النظام) مطمئنا لعدم وجود إمكانية للتدخل. وأضاف أنه في حال رفعت روسيا يدها عن النظام فإنه سوف يعرف أن إمدادات السلاح سوف تتوقف، وسوف يجبر على تقديم تنازلات ويدخل في إطار عملية سياسية.

رفض التمديد لبعثة المراقبين
ورفض غليون في الحديث مع موقع « روسيا اليوم » التمديد لبعثة المراقبين الدوليين التي تنتهي قريبا واصفا ما يجري بأنه « أغنية الشيطان » أي الانتقال من مبادرة إلى أخرى، لكسب الوقت، لأن النظام « يتوهم أنه قادر على حسم الموضوع أمنيا… ولهذا يقبل النظام المبادرات، ويفرغها من فحواها ». وأعرب غليون عن خيبة أمله لعدم وجود أي تغير في الموقف الروسي، وأكد أن « مساعي موسكو لجمع أطراف يمكن أن تحاور النظام سوف يمنى بالفشل لأنها لن تجد قبولا من أي طرف معارض بالجلوس مع النظام الذي لا يؤمن إلا بالحل الأمني ». وأكد غليون أن « المجتمع الدولي بات أكثر إصرارا وثباتا في الضغط على نظام الأسد.. وأنه سوف يعرض مشروع قرار تحت البند السابع وعلى روسيا تحمل مسؤولياتها التاريخية والأخلاقية في حال رفض المشروع ».

غليون: على روسيا الاعتراف بأن ما يجري في سورية ثورة حقيقية
واعتبر غليون أن الحد الأدنى المطلوب من روسيا هو الاعتراف الرسمي بأن من حق الشعب السوري الثورة على « نظام جائر ظالم ». وردا على سؤال موقع « روسيا اليوم » قال غليون إنه لا يمكن قبول « تصدير السلاح لنظام يقتل شعبه منذ أكثر من 16 شهرا. ورأى أنه غير كاف ما أعلنته روسيا عن استثناء الصفقات الموقعة سابقاً، وشدد غليون على أن الجانب الروسي يجب أن يفهم أن ما يجري في سورية هو ثورة حقيقية، وأنه لا يمكن الجلوس إلى طاولة واحدة بين القاتل والمقتول للتحاور.
وأكد غليون أن الشعب السوري لا يطلب من روسيا تغيير النظام، لكنه يدعوها إلى « عدم التعاون مع هذا النظام وألا تقدم له المعونة والدعم ». واستغرب الدعوات إلى أن يقرر الشعب مصيره في ظل مواجهة مع 400 آلأف جندي و200 ألف شبيح. كما انتقد غليون غياب روسيا عن مؤتمر « أصدقاء الشعب السوري »، وكرر رفض المعارضة التفاوض مع بشار كما تصر روسيا.

 Traduction par Souria Houria



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