16/01/2013 Paris : lecture par Fadwa Suleiman d’un autoportrait théâtral

Article  •  Publié sur Souria Houria le 12 janvier 2013

Catherine Boskowitz a rencontré Fadwa Suleiman à Damas en 2006 et l’a mise en scène sur le spectacle Secret de famille de l’auteur syrien Amr Sawa. La pièce, à l’époque, a été jouée à Damas, à Homs, à Alep. En avril dernier, dès l’arrivée de Fadwa en France, elles se sont retrouvées et ont décidé de continuer à travailler ensemble. Aujourd’hui, figure de la résistance syrienne réfugiée en France, Fadwa Suleiman a écrit LE PASSAGE sous la forme d’un autoportrait théâtral. Ce texte rend compte d’un combat, le sien. Un combat partagé avec nombre de Syriens qui l’ont soutenue et suivie lorsque, de Damas à Homs en passant par Hama et par les villages de Syrie, elle s’est opposée directement et physiquement à la violence du pouvoir, aux armes de la guerre qui affluent sur le territoire et aux divisions communautaires et confessionnelles. En France pour un temps qu’elle ne peut prévoir, Fadwa Suleiman a écrit LE PASSAGE pour le porter au théâtre. Elle souhaite l’incarner sur différents  plateaux pour trouver les conditions d’un véritable échange avec le public français et, par le biais des médias et des rencontres avec le milieu intellectuel et artistique, créer un écho à la révolution syrienne et au mouvement qu’elle y représente, actif et pacifiste.

LE PASSAGE (lecture d’extraits), texte de Fadwa Suleiman

Mise en lecture Catherine Boskowitz
Avec Fadwa Suleiman et Catherine Boskowitz
Traduction Rania Samara

Entrée libre

Réservation vivement recommandée au 01 40 24 00 55

3, passage Hennel (accès par le 105, avenue Daumesnil ou le 140, rue de Charenton) – 75012 Paris
Métro Gare de Lyon ou Reuilly-Diderot
Tel + 33 1 40 24 00 55 Plan d’accès
http://www.sildav.org

Bloc-Notes SyriE de Catherine Boskowitz
Installation créée au Festival des Francophonies en Limousin en collaboration avec Fabrice Gorgerat

« Vu, en parcourant le monde, bien des villes défoncées, déglinguées, démolies par les mortiers, ouvertes en leur milieu, béantes… J’ai marché dans ces villes en ruine après les avoir connues élégantes ou bruyantes, vivantes… debout. En voyage, je retourne toujours sur mes pas au moins une fois. Il m’est souvent arrivé de ne pas reconnaitre les rues où j’avais séjourné quelques mois ou quelques années plus tôt. Le désastre était passé par là. (…) Toutes les images présentées dans l’installation, je les ai reçues par le biais des réseaux sociaux, Facebook en particulier. Mes amies de Damas me les envoyaient au début de la révolution syrienne en 2011, accompagnées de textes ou de lettres. De lien en lien, de nouvelles images et de nouvelles informations, pour la plupart peu relayées par la presse occidentale, sont apparues postées par des internautes que je ne connaissais pas. (…) En imprimant ces images sur papier transfert, en les plaquant à chaud à même les cadres entoilés comme autant de feuilles de bloc-notes vite griffonnées, collées, photos attachées, prises et pas soignées ; en les grattant au cutter sans laisser le temps de reposer la couleur, ces images se transforment, s’altèrent… Les images sont elles mêmes « bombardées ». Aujourd’hui, de la première photo, celle du visage de Fadwa Suleiman, comédienne et résistante syrienne, à la dernière, faite de feu, le bloc-notes invite à être aux côtés de ceux qui restent debout malgré les ruines. » Catherine Boskowitz

Exposition visible jusqu’au 21 janvier 2013, du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 19h ; entrée libre

En savoir plus sur l’exposition Bloc-Notes SyriE

source : http://www.sildav.org/newsletters/newsletters2013/newsletter8janvier2013



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