21/12/2012 Paris : Syrie : «Stop watching ! We are dying !»

Article  •  Publié sur Souria Houria le 7 décembre 2012

La Syrie n’est peut-être pas un pays comme les autres, mais les trains y sont les mêmes que partout ailleurs. La mort aussi.

A l’occasion de la 2ème édition du Jour le plus court, initié par le CNC pour promouvoir le court-métrage, la Scam vous invite à découvrir 14 documentaires syriens. Projection suivie d’une rencontre animée par Christophe Ayad, journaliste au Monde, pour évoquer la situation des auteurs en Syrie.

Audiovisuel et cinéma, Projection, Rencontre | Le vendredi 21 décembre 2012 à 18:30
à la Scam
Jean-Xavier de Lestrade, président de la Scam
Hervé Rony, directeur général de la Scam
sont heureux de vous inviter  à la projection de

* 14 documentaires syriens
«Stop watching ! We are dying !»

Projection suivie d’un débat en présence de Ali Atassi, réalisateur syrien, membre du collectif Kayani et Charif Kiwan, réalisateur syrien, membre du collectif Abounaddara.
* Apocalypse Here
2’28″ – 2011 – Collectif Abounaddara Films

Il existe un peuple en Orient qui, vingt-et-un siècles après Jésus-Christ, enterre tous les jours ses martyrs en espérant la résurrection.

* Homs Le chant de la survie
2011 – 26’26″ – Stories Films

Homs, Le Chant de Survie est un film sur Homs, capitale de la révolution syrienne. Il a été réalisé en août 2011 pendant le Ramadan.
L’obscurité est omniprésente dans ce film. Ce choix artistique représente l’obscurité qui règne sur la communication entre le régime en place (avec ses coups de feu) et le peuple syrien (avec ses chansons). Le film commence dans l’obscurité et se termine en plein jour, tout comme ce qui va arriver en Syrie après la révolution.

* When I was a revolutionary
3’10 » – 2011 – Collectif Abounaddara Films (sous-titres anglais)

Au début, vous passez pour un traître, le régime vous persécute et les vôtres vous lâchent. Puis survient la révolution. C’est alors comme si Dieu vous réhabilitait, sauf que Dieu n’existe que pour ceux qui y croient.

* Sous le ciel de Damas !
1’41 » – 2011 – Collectif Abounaddara Films (sous-titres français)

Damas se réveille. Les cris de liberté volent au-dessus de la ville malgré les rafales de mitraillette. C’est la fin d’un long silence qui remonte au temps du célèbre film muet, « Sous le ciel de Damas ».

* Oh Duma…
9’01 » – 2012 – Collectif Kayani (sous-titres anglais)

À la fin du juin 2012, l’armée syrienne a assiégé la ville de Douma (près de Damas) puis l’a envahie, commettant de terribles massacres contre les civils innocents.
Ce film décrit à travers le regard d’un jeune auteur de Douma le saccage et la destruction de la ville.

* This is the freedom we want 
1’08 » – 2012 – Collectif Kayani (sous-titres anglais)

La révolution a commencé par le mot « liberté », par un cri contre le bourreau. Elle a déclenché des massacres de masse et des actes de torture. Le bourreau a joué avec le mot « liberté ».
Au cours des interrogatoires, les forces de sécurité et les voyous d’Assad demandent : « qu’est-ce que votre liberté ?», et à chaque séance de torture, ils demandent : « C’est cela votre liberté ?», se moquant d’eux et soulignant qu’à la demande de la liberté, la seule réponse est la torture.Mais les Syriens savent où ils vont et répondent avec détermination à cette question. Les militants des rues d’Alep et d’Achrafieh, kurdes et arabes, juste avant la bataille d’Alep, ont prouvé qu’ils connaissaient parfaitement la réponse à cette question.

* Zabadani under siege
2’37 » – 2012 – Collectif Kayani (sous-titres anglais)

Ce reportage traite du siège économique et suffoquant de la ville de Zabadani près de Damas et de ses conséquences dans la vie quotidienne de la population. Il faut savoir que la ville de Zabadani était le centre de la production agricole proche de Damas et l’un des principaux sites touristiques des Damascènes en raison de son climat plus frais. La ville avait rejoint le soulèvement dès le début et se trouve depuis début 2012 sous les bombardements.

* Inab baladi newspaper
2’43 » – 2012 – Collectif Kayani (sous-titres anglais)

Un groupe de femmes activistes à Darayya, ville proche de la capitale syrienne, combattent avec leurs plumes et leurs idées la brutalité et l’oppression du régime en dépit des mesures de sécurité draconiennes et de la difficulté de se procurer du papier et de l’encre.
Les femmes de cette ville ont relevé ce défit pour combattre avec le peuple syrien qui n’a pas nécessairement accès à Internet et à la presse.
Darayya, est une ville célèbre pour ses vignes, connue pour sa résistance et fût le théâtre de massacres horribles du régime syrien contre ses enfants.

* Aux armes citoyens-reporters !
2’06 » – 2012 – Collectif Abounaddara Films (sous-titres français)

Après un an de combat, caméra au poing, le citoyen-reporter est formel : pour en finir avec le régime qui tue, il faut combattre les médias qui se nourrissent de ses tueries. 

* Tuj
de Khaled Abdelwahed
2’15 »

A mon retour en Syrie, j’ai été saisi par une scène d’enfants qui jouaient au ballon sur fond de bruits de bombardement, indifférents à la mort au dessus de leurs têtes. C’était une scène surréaliste qui mêlait le bruit du ballon (Tuj est une onomatopée qui désigne ce bruit) et celui des bombes, la vie et la mort. J’ai alors cru revoir un certain enfant jouant seul chez lui en plein bombardement. Un enfant qui joue toujours… dans nos têtes.

* Bullet
de Khaled Abdelwahed
2’03 »

C’est sur un mur d’école que les enfants de Deraa (sud de la Syrie) ont inscrit les graffitis anti-régime qui devaient servir d’étincelle à la révolution syrienne, et c’est sur les murs du pays que les Syriens allaient par la suite raconter leur révolution à travers des graffitis : d’où la place privilégiée que j’accorde au mur dans ce film d’animation qui retrace de manière poétique la vie du Syrien en proie à la dictature. Une vie qui se réduit finalement à la trajectoire d’une balle de revolver.

* Ibn Al’Am on line
de Mohammad Ali Atassi
35’47 » – 2012 – (sous-titres anglais)

« Ibn al Am on line » est une sorte de portrait de « l’intérieur de la révolution » de l’opposant syrien de gauche Riad al Turk, surnommé le « Mandela syrien » (83 ans) dans lequel la tentative de recours à la technique de Skype et des réseaux sociaux ne fait pas seulement partie de l’histoire ou de la structure du film mais aussi de son tournage.
Ce film constitue une suite à « Ibn al Am » réalisé par le metteur en scène en 2001 et qui racontait l’histoire de Riad al Turk avec la prison où il passa 18 ans de sa vie sous le régime de Hafez Assad.

* The End
3’04 » – 2011 – Collectif Abounaddara Films

Exit le faux messie avec ses comparses ! Et place aux vrais héros auxquels la liberté est reconnaissante.

* Syria Today
0’53 » – 2012 – Collectif Abounaddara Films

La Syrie n’est peut-être pas un pays comme les autres, mais les trains y sont les mêmes que partout ailleurs. La mort aussi.

Réservation indispensable : martine.mast@scam.fr ou 01 56 69 58 16
source : http://www.scam.fr/tabid/363252/articleType/ArticleView/articleId/7878/Syrie-Stop-watching-We-are-dying-.aspx


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