31/07/2013 Marseille : Lecture “Feux croisés”

Article  •  Publié sur Souria Houria le 27 juillet 2013

FEUX CROISES
Extraits du Journal de la Révolution Syrienne de Samar Yazbek
Traduit de l’arabe par Rania Samara
(Buchet/Chastel 2012)
par Soleïma Arabi

à l’Equitable Café le mercredi 31 juillet à 20h
au 54 cours Julien à Marseille – 04 91 47 34 48

Participation libre /// + d’infos au 06 24 63 15 11
>>> http://equitablecafe.org ou http://compilba.free.fr

 

Une journaliste écrit sa révolution et celle de son peuple. Elle descend dans la rue aux côtés des manifestants. Elle transgresse toutes les limites et part à la récolte de témoignages : une mère, un étudiant, un soldat…Il s’agit d’assurer sa dignité et revendiquer ses droits face aux injustices et à l’humiliation. Parler malgré les menaces et les récupérations. Chercher la vérité, résister à la colère, protéger sa fille. Dire son désir de liberté. Comment raconter les horreurs ? Comment retranscrire les peurs et les doutes ? Comment être ce que l’on voudrait être ?Les extraits sélectionnés pour ce projet relatent les faits les plus marquants de la révolution à travers chaque vendredi, jour choisi par les Syriens pour manifester ; celui de la fierté, de la persévérance, du « Dégage ! »… Au-delà des réalités syriennes, le message est universel. C’est l’expression d’un désir de paix et de liberté. Il s’agit de retrouver au plateau le quotidien d’une romancière et journaliste « forte et vulnérable à la fois », dans sa langue poétique, douce-amère. Dire les mots « fragiles et inconsistants ». Etre un relais du courage de Samar Yazbek et à travers elle, son vécu, le courage d’un peuple tout entier. Partager des informations et des questionnements. Dire l’indicible. Et l’amour au-delà de la colère en gardant les yeux bien ouverts. « Pire qu’un despote…[ pour ne pas effacer le monde si on les refermait…]… ». Echanger et ne pas rester « pareil à un diable muet au moment où le sang devient la langue commune à tous. » Deux ans après, en parler toujours, même si ça brule, parce que ça brule. Partager ce texte avec tous le(s) public(s). 

Soleïma ARABI est comédienne et metteure en scène, elle est issue du Conservatoire National d’Art Dramatique de Montpellier. Elle a notamment joué dans « Andromaque » de Racine, « Grandeur et Décadence de la Ville de Mahagonny » de Brecht et « La Dispute » de Marivaux. Elle a mis en scène « Classe Terminale » de René de Obaldia, « Deviens qui tu es » d’après « Ainsi parlait Zarathoustra » de Nietzsche et « Misterioso- 119 » de Koffi Kwahulé. Avec la Cie Ici, Là-Bas et Ailleurs, elle a participé à de nombreuses lectures poétiques et musicales. Elle est également titulaire d’un Master en création et gestion d’évènements culturels.

Cette lecture a déjà été présentée lors de plusieurs lectures publiques et bénéficie du soutien de la compagnie Vertical Détour – Les Anciennes Cuisines
Fabrique artistique de l’Hôpital Psychiatrique de Ville-Evrard (93)
et du Centre de Danse Chrysogone Diangouya à Paris
et du Théâtre du Pavé à Toulouse



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