Appel urgent à la levée du blocus du camp Yarmouk

Article  •  Publié sur Souria Houria le 26 août 2013

Les résidents du camp Yarmouk, au sud de Damas, souffrent d’un blocus paralysant qui les empêche notamment de se ravitailler. Notre contributeur Ziad Majed dénonce « une honte pour toute l’humanité ».

Depuis le début de cette année, les résidents du camp Yarmouk des réfugiés palestiniens, situé au sud de Damas, souffrent d’un blocus paralysant. Les rentrées et sorties au quartier sont restreintes empêchant ainsi les civils de se procurer des provisions.

Depuis le début du mois de juillet, un blocus serré a été imposé, interdisant les civils à l’extérieur et à l’intérieur du camp de s’approcher du barrage situé à l’entrée du camp.

Accompagné d’une coupure complète du courant depuis cinq mois et un bombardement intense de différents endroits dans le camp, ce blocus conduira à une catastrophe humanitaire.

Les premiers signes d’une catastrophe humanitaire se sont manifestés. Plusieurs cas de déshydratation chez des enfants et nourrissons ont été identifiés. Certains cas, aigus, ont conduit à la mort des nourrissons comme Jana Hassan, décédée faute de lait pour nourrisson alors que sa mère se trouvait de l’autre côté du barrage.

« Une honte »

En raison des pénuries alimentaires et médicales, le camp Yarmouk est au bord de la catastrophe humanitaire, menaçant ainsi soixante dix mille civils environ à l’intérieur du camp.

Palestiniens et syriens, ils sont pour la plupart des femmes, des enfants et des familles démunies n’ayant pas de refuge ailleurs.

A la différence des autres zones assiégées à Damas et ses environs, les conditions géographiques, urbaines et matérielles du camp ne lui permettent pas de résister au siège de faim imposé depuis déjà huit semaines. La densité urbaine le rend inapte à la culture agricole.

En raison des pénuries alimentaires, certains sont allés jusqu’à manger la viande des chiens et des chats. Cependant, plusieurs appels de détresse ont été lancés par les résidents du camp, en vain.

Nous lançons un appel à tous les organismes et organisations humanitaires pour agir, et en particulier, l’ONU représentée par l’UNRWA. Nous condamnons le silence de ce dernier, en charge de répondre aux besoins essentiels des réfugiés palestiniens, sur le blocus imposé au camp.

Que la faim soit un moyen de mise à mort, au début du vingt et unième siècle dans le silence du reste de l’humanité est une honte pour toute l’humanité !

 

date :  25 Août 2013

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