Le festival du Printemps : Entre Couleurs et Cultures – par Syria untold – traduit par Souria Houria

Article  •  Publié sur Souria Houria le 28 mai 2014
Un des produits les plus tangibles de la révolution syrienne a été de casser le monopole du régime sur la culture du pays et de relâcher ses si diverses couleurs de leur long emprisonnement de 50 ans. Le second épisode du Festival de Printemps à Qamishli a apporté ensemble une constellation de langues et de chansons qui auraient été un sacrilège sous la version des Baath du nationalisme arabe. Des airs kurdes, assyriens, syriaques, arméniens aussi bien qu’arabes ont tous été joué dans un magnifique déploiement de la riche diversité du pays.
Le festival, tenu au Centre assyrien de Qamishli le 26 avril 2014 a été organisé par des activistes locaux de la Coalition de la Jeunesse Sawa (Sawa Youth Coalition), et le Centre de la Société Civile Arido (Arido Civil Society Center), et parrainé par le Groupe de Travail de Secours (Syrien Syrian Emergency Task Force, SETF) et le PEL- Centre Civil Waves (PEL- Civil Waves center). Il a été tenu sous le titre :  » Nos couleurs…nos ponts ».
Dans une ville longtemps connue pour la diversité de sa population et ses cultures, le festival est un immanquable pied de nez à l’oppressive monotonie du régime, aussi bien qu’à la peste sectaire qui menace d’avaler la révolution et le pays. « Une tentative pour empêcher Qamishli de glisser dans la lutte sectaire et ethnique que les autres villes ont vu, et pour essayer et pour apporter les nombreux composants de la communauté dans un espace partagé, » c’est ainsi que l’un des organisateurs l’a expliqué en interview avec SyriaUntold.
Le festival a été lancé par un concert représentant deux orchestres, Zara et la Harp d’Or. Les orchestres présentaient une collection de chansons dans plusieurs des dialectes locaux, en un effort conjoint pour voir toutes ces langues coexister harmonieusement dans un seul air. Une exposition artistique a aussi été ouverte sur la période du festival avec la participation de plusieurs artistes locaux incluant May Qolanj, Nalin Hesso et Fadi Khayo.
Le second jour du festival présentait les danses traditionnelles par le groupe de danse Ornina, et un film à l’écran de Siamend Omry « Les contes de printemps », et de Ghandi Saado « Les soixante dix battements de pouls ».
Le troisième jour du festival a été consacré au théatre. La troupe de théatre Jian a joué sa pièce originale « Ce Qui ne vient pas », cependant le groupe Astarte réalisait la pièce intitulée « Le Procès ». Le dernier jour du festival a vu une exposition de calligraphie représentée par George Afram, Simil Kouriyah et Ayaz Ismail. Les sessions de clôture du festival furent réservées à la poésie de Khinaf Kano, Abdulsamad Mahmoud, Amarsin Romanus et Amanos Zaradish.
La diversité de ces activités, juste la variété des langues et des cultures représentées, résume à elle seule le message du festival : La Syrie est plus riche dans tout son spectre de couleurs.
date : 05/05/2014

 



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