Les Dimanches de Souria Houria : Rencontre du 27/04/2014

Article  •  Publié sur Souria Houria le 5 mai 2014

Photo_عمر الأسعد

Article rédigé par Omar Al-Assaad et traduit par Rafif Rifaï de la séance du 27 avril 2014 (Voir le programme 

Trois livres récemment apparus en langue française étaient au centre du la rencontre -débat organisé par l’association Souria Houria le dimanche 27 avril 2014. cette rencontre était animée et dirigée par l’écrivain et éditeur, Monsieur Farouk Mardam Bey qui commença par présenter un résumé pour chacun des livres concernés: “Syrie, la révolution orpheline “ de Ziad Majed, “La Syrie promise” de Hala Kodmani et”Les gardiens de l’air” de Rosa Yassine Hassan.

Ziad Majed, écrivain et académicien libanais, présenta ensuite les différents chapitres de son livre” Syrie, la révolution orpheline” comme une tentative pour faire connaître les différents aspects de la Révolution syrienne et son évolution de manifestations populaires pacifiques, en révolution armée, confrontée et poussée en cela, par la violence barbare de la répression du régime. Il exposa comment il y tente de préciser ce qui distingue l’exception syrienne, des autres révolutions du printemps arabe, par la nature même du régime répressif qu’elle affronte, mais aussi par la nature des relations et alliances que ce régime entretient, aussi bien dans le contexte régional qu’international.

Il ajouta comment cette révolution a révélé un nouveau visage de la société syrienne, visage occulté par quarante années de dictature, et il tente de répondre à la propagande du régime et ses acolytes pour contrer la révolution, indiquant la nature des forces, qui, en Occident (une certaine gauche) soutiennent le régime; réfutant ainsi ( leurs allégations qu’il s’agit là en fait )ce qu’ils essayent de montrer ou prouver qu’ils s’agit là d’une révolution armée entre des Islamistes et un régime laïque, opposé à l’impérialisme.

A son tour, la journaliste et écrivaine franco-syrienne, Hala Kodmani développa le contenu de son livre “la Syrie promise”. Il s’agit là d’un livre, qui mêle l’intime au publique à travers des courriels fictifs qu’elle échange avec son père décédé en 2010.

A travers ces mails, Hala Kodmani, se pose un ensemble de questions concernant les choix de son père, par exemple celui de résider définitivement à l’extérieur de la Syrie, une fois qu’il eut terminé de travailler pour l’Unesco. Elle s’interroge aussi sur différents aspects du printemps arabe et de la révolution syrienne en particulier. Cette révolution, qui a réveillé des interrogations sur la définition de son identité, d’autant plus qu’elle habite en France depuis un très longtemps. Hala a aussi abordé la question de l’actualité du contexte politique, se référant à sa longue expérience dans le travail journalistique avant et pendant la révolution.

Ensuite les deux écrivains répondirent aux différentes interventions et questions du public. Ces dernières se concentraient sur les développements de la révolution en Syrie, l’action des différents groupes armés notamment les groupes djihadistes. Il est à signaler, qu’une partie des commentaires du public porta sur l’émergence d’une nouvelle identité syrienne, que la révolution a révélé en découvrant des aspects méconnus de la société syrienne cachés auparavant, sous l’emprise d’un régime dictatorial.

Ensuite, la romancière syrienne Rosa Yassin Hassan présenta un résumé de l’expérience de sa génération dans le roman, considérant qu’elle se distinguait de celle de la génération précédente. Elle présenta aussi au public, une idée générale de l’ensemble de ses écrits à commencer par son roman “Ébènes”, roman dans lequel elle présente une partie de l’expérience de sa famille personnelle . Ce livre fut interdit de publication en Syrie, avant que n’en fussent supprimés certains contenus. Elle parla ensuite de “Négatif”, un roman documentaire dan lequel elle relate l’expérience de seize prisonnières politiques ayant été détenues dans les geôles du régime syrien. Enfin elle parla des “Gardiens de l’air” paru récemment en traduction française et, qui traite aussi des retombés de l’expérience de la détention sur la vie des concernés et de leurs familles. Et enfin son dernier ouvrage, apparu au début de la révolution : “ Epreuve”.

Puis elle a commencé à parler de la révolution syrienne et de ses effets sur la vie des gens dans la société syrienne tant dans leurs différents engagements et que dans leurs domaines d’activité. Elle nous annonça à ce propos, l’apparition prochaine d’un nouveau roman qui traite du temps de la révolution, et qu’elle a intitulé “Ceux que la magie a atteint”, considérant que cette magie a agit comme un atteinte pathologique finissant par atteindre les fonctions vitales de de tous les Syriens.

Elle répondit ensuite aux questions et interventions du public qui se sont concentré sur l’écriture littéraire et sur l’influence exercé par le fait syrien. De même, certains présents dans le public indiquèrent le travail de documentation réalisé par Rosa Yassine Hassan, que ce soit avant la révolution ou pendant et cela à travers une série de textes relatant les faits de la révolution, notamment ces articles qui avaient concernés les faits humains survenus à Darraya.

Il faut indiquer que Souria Houria a l’intention d’organiser ces rencontres de manière périodique, pour créer un espace d’échanges entre le public français et arabe, et l’ensemble des résidents Français. Elles seront conçues et animées par l’écrivain et éditeur Farouk Mardam Bey. La prochaine rencontre débat aura lieu le dimanche 1er juin 2014.

 

Voir le programme détaillé, Photos et Textes : http://souriahouria.com/27042014-paris-les-dimanches-de-souria-houria-01/

 



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