Les émouvantes photos emmenées par les réfugiés syriens – par Cyril Bonnet

Article  •  Publié sur Souria Houria le 6 février 2017

Des souvenirs des personnes aimées, des jours heureux… Dans les camps de réfugiés en Grèce, des Syriens montrent au reporter Muhammed Muheisen les photos qu’ils transportent avec eux. Des clichés brandis comme des talismans, qui portent chance, qui réconfortent. Et sont parfois les seuls biens emmenés dans l’exil.

Fidan et sa famille
Fidan et sa familleDans le camp de Kalochori, près de Thessalonique. Fidan Kiru, 31 ans, originaire d’Afrin, près d’Alep, tient une photo qui la montre avec son mari Mohyeddine et leurs deux enfants, Avindar (8 mois à l’époque), Khalid (4 ans) et Levant (6 ans). « C’est la seule photo de famille que nous ayons. Mon mari est actuellement en Allemagne et j’espère qu’on me permettra de le rejoindre. » (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

Amineh et son mari
Amineh et son mariDans le camp de Ritsona, d’Athènes. Amineh Hamad, 58 ans, originaire de la Ghouta, montre une photo de son mari Ali et elle-même. « C’était la dernière fois que nous avons visité le site archéologique romain de Bosra, lors d’un vendredi ensoleillé de l’été 2010. Nous avons fait un barbecue, marché et beaucoup ri. Un jour ordinaire dans une vie. Nous regrettons ces moments, nous espérons qu’un jour nous pourrons les revivre. »  (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

Les enfants de Sahar
Les enfants de SaharDans le camp de Kalochori. Sahar Dargzini, 40 ans, qui habitait rue de Bagdad à Damas, montre une photo de ses enfants quand ils étaient jeunes. De gauche à droite : Salahudine, 20 ans, et Mohyeddine, 15 ans, qui vivent en Suède ; Dania, 26 ans, qui s’est installée en Turquie ; et Amal, 24 ans, qui habite en Norvège. « J’aime garder en permanence les photos de mes enfants. Ils resteront toujours mes enfants. J’espère qu’on m’autorisera à aller en Norvège pour être avec ma fille et ma petite-gille Mirna. » (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

Le mariage de Sheikhmous
Le mariage de SheikhmousDans le camp de Ritsona. Sheikhmous Hussein, 33 ans, originaire du quartier d’Al-Ashrafiya à Alep, montre une photo de son mariage. « C’était le 8 mars 2014. Ces photos sont la seule chose que nous avons pu emporter avec nous en partant d’Alep. » (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

Les filles d’Ibraheem
Les filles d'IbraheemDans le camp de Kalochori. Ibrahim Gharib, 55 ans, originaire de la rue Al-Zohour à Alep, montre une photo de sa fille Mariam alors âgée de 7 ans (elle en 20 aujourd’hui, elle vit en Allemagne) et de son aînée Layla, 13 ans, décédée en 2004. « C’est le dernier souvenir matériel de ma fille, il ne me quitte jamais. » (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

Le père de Dilgash
Le père de DilgashDans le camp de Frakapor, près de Thessalonique. Dilgash Hassan, 31 ans, originaire d’Al-Hasaka, tient une photo de son père Khalil quand il était jeune. « J’ai porté cette photo sur moi ces dix dernières années. C’est une photo sacrée pour moi. Mon père est mon modèle. » (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

La femme de Henef
La femme de HenefDans le camp de Ritsona. Henef Slu, 37 ans, montre une photo de son mariage. « Mon mariage avec ma femme Nadima était le plus beau jour de ma vie. Nous avions beaucoup d’invités, de famille et d’amis. Cette photo est la seule chose que nous ayons prise avec nous. » (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

Le fils de Suad
Le fils de SuadDans le camp de Kalochori. Suad Abdulmajid, 57 ans, originaire d’Al-Qamishli, montre une photo de son fils Ayaz. « Nous avons fui Bachar al-Assad et l’État islamique avec rien d’autre que la peur. Nous voulons juste être en sécurité. Mon fils et mon mari sont en Allemagne, tout ce que je veux c’est être avec eux. » (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

Le mari et le beau-père de Habiba
Le mari et le beau-père de HabibaDans le camp de Frakapor, près de Thessalonique. Habiba Waqas, 40 ans, originaire d’Alep, tient une photo qui montre son mari Mohammed et son beau-père Suliman. « C’est le seul souvenir que j’ai emmené avec moi depuis la Syrie. Mon mari était jeune et ravissant lors de cette photo. » (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

La femme de Rustum
La femme de RustumDans le camp de Ritsona. Rustum Abdulrahman, 35 ans, originaire du quartier d’Al-Ashrafiya à Alep, montre une photo de sa femme Zuzan. « Je garde toujours cette image avec moi, je l’ai faite aussi petite que possible pour qu’elle ne puisse pas être endommagée et que je ne la perde jamais. Ma femme est mon meilleur ami et ma partenaire pour la vie. » (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

Le mari de Heven
Le mari de HevenDans le camp de Ritsona. Heven Daood, 39 ans, originaire du village de Tell-Tawil, montre une photo de son mari Reiad. « J’ai cette photo depuis une dizaine d’année. Elle est très précieuse pour moi. Mon mari a beaucoup voyagé pour son travail et cette image est toujours restée près de mon cœur. »  (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)

La maman de Kulnawaz
La maman de KulnawazDans le camp de Kalochori. Kulnawaz Youssef, 13 ans, originaire d’Al-Qamishli, montre une photo de sa mère Souad. « Nous avons fui sans rien emporter. Avoir la photo de ma mère avec moi me donne l’impression d’être en sécurité. » (Muhammed Muheisen/AP/SIPA)



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