Négocier la paix en Syrie : les relations entre civils et militaires pendant le conflit armé – par l’Initiative pour la réforme arabe – traduit par Souria Houria

Article  •  Publié sur Souria Houria le 28 janvier 2014
En Novembre 2013, l’ARI (Initiative pour la réforme arabe) a hébergé un atelier de travail sur les relations civiles/militaires pendant les conflits armés. L’atelier a examiné les efforts de changement de régime au Kosovo, en Afrique du Sud et la Syrie pour les retours d’expérience. Comment arrive la construction d’une unité pendant un conflit armé ? Quelle était l’approche pour des négociations pendant que la lutte continue sur le terrain ? Comment et quand furent envoyées et satisfaites les demandes clés des mouvements de résistance ? Quand s’arranger pour moins que les requêtes élémentaires n’est pas envisagé, comment des négociations pourraient faire un quelconque progrès ? Est ce que découpler est une stratégie efficace et sécurisante pour les négociateurs ? Jusqu’où peut on se fier à la Communauté Internationale pour intervenir ou simplement se réunir ? Quels sont les devoirs absolus à préparer en avance pour que l’avenir apporte quelques réponses aux aspirations du peuple? Dans les années 90 le Kosovo, les 3 partis (Albanais Kosovars, Serbes et la Communauté Internationale)ont vite compris que les albanais ne pourraient gagner la guerre et que pour eux la seconde meilleure option était de négocier (de préférence avec l’implication de la Communauté Internationale). Le but commun était l’indépendance, mais les Kosovars en sont venus graduellement à accepter que la discussion sur l’indépendance pourrait être retardée, plutôt que de positionner cette plus importante requête au premier plan. Ce « découplage » a fait retirer la question du statut politique (l’indépendance ou non) en partant de la question d’un arrangement politique démocratique qui pouvait achever le conflit.
Les négociations avec la Serbie furent précédées d’une année de pré-négociations parmi les Kosovars, qui luttaient pour contrôler la violence entre les factions. La participation à ces pré-négociations a aidé les guérillas acceptables à la Communauté Internationale. En Afrique du Sud, la cible d’un renversement du régime d’apartheid avait le soutien d’un mouvement de masse démocratique qui finalement a rendu le pays ingouvernable. La lutte a cependant exigé des dizaines d’années de patience, reculs et d’efforts renouvelés avant que le régime choisisse de négocier. La solidarité Internationale a joué un rôle support important dans la lutte pour créer une pression, mais est ce que Istanbul 2 du 11 novembre 2013 n’est pas intervenu ou n’a pas rassemblé ?
Comment ces 2 expériences nourrissent -elles d’informations le conflit syrien et peuvent elles servir les négociateur allant à Genève ?
1.1 Construire l’Unité pendant le conflit armé
L’opposition syrienne a lutté pour construire un front uni qui pourrait gagner l’appui international et se renforcer pour renverser le régime Assad. Pendant que des buts partagés, des stratégies et des chefs peuvent aider à améliorer la coopération entre les civils et les groupes militaires, ceux là peuvent prendre un long moment à se développer. En Afrique du Sud, chaque membre du Congrès National Africain (ANC) était considéré comme membre de l’aile armée (ce qui n’était pas vrai en pratique) mais l’ANC a été construit autour d’une compréhension centrale basée sur le fait que le conflit devait être gagné sur les bases d’une structure politique. La plupart des têtes dirigeantes de l’ANC étaient soi en exil ou emprisonnées, ce qui a crée un vide. Le principe a été établi sur le fait que la direction politique resterait toujours suprême, et même si pas toujours appliqué parfaitement, il était important de permettre à la direction de l’ANC de négocier la fin du régime de l’apartheid quand le contexte politique (qu’ils avaient contribué à construire) l’aurait permis. L’ANC a aussi bénéficié de l’assistance de, et de la connexion avec, le mouvement démocratique de masse y compris des syndicats, des groupes religieux et d’autres. Ceux ci étaient généralement alignés sur l’ANC mais n’étaient pas contrôlés par eux. Ce Front Uni Démocratique fut ce qui a finalement rendu le pays ingouvernable au régime d’apartheid et a forcé le changement. La lutte requiert encore des dizaines d’année de patience, de reculs et d’efforts renouvelés.
Le débat n’est pas aussi toujours à propos de l’opposition direction politique / militaire mais aussi à propos des factions politiques, dont quelques unes pourraient être étiquetées de militaires et d’autres pas. L’exemple de la Palestine est instructif. Comme l’ANC, tout le monde faisait partie supposément de la lutte armée mais pas en pratique. En 1980, le responsable PLO Yasser Arafat a fait en sorte de s’assurer que 51% des représentants de la conférence générale du Fatah soient du secteur militaire, mais son but portaient sur des politiques internes, plutôt que les relations civils/ militaires.
Le cas palestinien peut aussi fournir un exemple de comment les divisions entre les acteurs politiques et militaires peuvent avoir un lourd prix. L’intifada palestinienne de 2000 démarré quand des hommes avec des armes ont commencé une bagarre avec Israel avec une stratégie politique minimale. Cela a eu pour effet de marginaliser finalement tout un mouvement de masse (travail, comités de quartiers, et étudiants)- lesquels étaient puissant lors de l’intifada précédente de 1987. Cela a donné à Israel un meilleur levier, fourni une ouverture à des groupes nouvellement armés, conduit à un chaos politique pour les palestiniens et a eu pour résultat la marginalisation de la société civile, forçant à la division qui perdure aujourd’hui.
L’Armée Libre Syrienne (FSA), d’après un participant, revendique de ne pas avoir d’ambitions politiques et de ne pas vouloir gouverner le pays, mais n’est pas inquiète de se soumettre à une direction grincheuse et incertaine à partir de groupes politiques exilés.
Le représentant FSA a indiqué qu’ils n’interviendrait pas politiquement et ne voudrait pas de loi militaire, mais la Coalition Nationale Syrienne (SNC) ne s’est pas mise dans une position telle qu’elle pourrait mener la FSA. La direction de la lutte actuelle, potentiellement par un ministre, civil ou militaire de la défense en opposition semble une zone de contentieux, comme les responsables civils restent incertains de l’équilibre des forces entre eux et le FSA. La confiance devra être gagnée des deux côtés. L’amélioration des relations civils/militaires peut être facilitée si tous (ou presque) les acteurs peuvent s’accorder sur des buts collectifs, une stratégie partagée et une direction commune.
Définir des buts partagés
Quels sont les objectifs de la lutte armée et comment cela définit-il les cibles pour l’usage de la force? Il est essentiel de connaitre l’objectif politique de l’action militaire et son lien à n’importe quel process de négociation. Est ce que l’action pour forcer le régime à négocier ou pour directement prendre le pouvoir? Au Kosovo, les kosovars étaient depuis longtemps unis dans le but de l’indépendance. Ce n’était pas suffisant pour établir la coopération, comme cela sera discuté plus bas, mais c’était un début. De façon similaire, le renversement du régime de l’apartheid était un but commun pour les sud africains. Le but annoncé de l’ANC de créer une société démocratique multi ethnique a finalement dépassé les autres visions de loi exclusivement noire parmi les autres groupes d’opposition. En Syrie, c’est un défi de fusionner les buts politiques parmi les groupes d’opposition. Avec un but politique unifié, les soldats seront davantage susceptibles d’être unis et de volontaires pour prendre une direction commune. Le représentant de la FSA a affirmé que leur objectif est la chute du régime d’Assad et le jugement de ces chefs. La FSA a annoncé l’absence d’ambition polique ou de stratégie mais a exprimé son soutien pour un état démocratique pluraliste. Comme le SNC et l’opposition civile exilée recherche aussi clairement la sortie d’Assad et la création d’un état démocratique, la construction de cibles partagées de devrait pas apparaitre comme une empêchement à coopérer.
Malheureusement, des buts partagés sont nécessaires, mais non suffisants, pour induire une bonne coopération. De plus, d’autres groupes d’opposition, cependant aussi opposé à Assad, ne partage pas le but de créer un régime démocratique. Définir une stratégie commune Les régimes oppressifs peuvent être éliminés de diverses façons: en perdant une guerre civile, en subissant un coup d’état interne, en perdant une élection qu’ils ont laissé survenir alors qu’ils espéraient la gagner ou , plus rarement, en rendant le pouvoir en passant par un process négocié. Cela reste incertain quant à la route future pour la Syrie et les attentes de réussite de l’opposition armée peuvent impacter grandement les choix stratégiques des différents groupes d’opposition. En Afrique du Sud, l’ANC a été capable de prendre la tête pour définir les larges activités de l’opposition. Ils ont reconnu l’immense capacité matérielle du régime et on passé des dizaines d’années à construire un mouvement de masse pour miner la légitimité du régime, internationalement et en interne. Ca n’a pas été facile, rapide ou sûr du succès. L’ANC a évité la violence contre les civils et a été perçu comme des insurgés relativement éthiques pas juste parce qu’elle reflétait leur valeurs, mais aussi parce qu’ils voyaient la guerre comme une espèce de propagande armée. L’ANC a aussi lutté contre 2 tendances idéologiques : le socialisme et le nationalisme. Après que l’ANC ait été bannie en 1960, le choix fut de « se soumettre ou lutter ». Ils ont choisi de lutter, mais pas de façon indiscriminée.
Au Kosovo, l’ordre du jour qui unifiait tous les kosovars était le besoin d’une intervention internationale. Les responsables politiques du Kosovo l’avait instigué depuis 1991. Une fois que les forces de guérilla avaient émergé, cela a conduit le conflit à le transformer de façon à obliger à un engagement international. En Syrie, la destruction du régime n’est plus perçue comme réalisable par certains groupes. Ce n’est pas une vision universellement tenue, cependant, et même ceux qui la soutiennent semblent conscients de l’impact des forces des armes pour pousser le régime – à négocier ou à se retourner. Pendant que quelques factions vont s’opposer à tout process négocié, la FSA a ainsi indiqué une tentative d’aide pour un process politique si les demandes initiales de la révolutions sont satisfaites. Le défi principal est d’avoir les garanties minimales de la part du régime de commencer à travailler aux discussions de Genève. Ce sera une lutte de construire un processus dynamique de concessions de la part de tous les partis couvert par des garanties internationales.
Responsable principal / l’autorité La Direction joue un rôle clé pour tout mouvement. En Afrique du Sud (Nelson Mandela) et au Kosovo (Ibrahim Rugova), les mouvements d’opposition ont eu des chefs qui, même si très différents chacun et loin d’être universellement soutenus, ont servi de centres d’autorité évidents qui ont eu leur propre poids. Mandela était à la fois un chef charismatique et le responsable d’une organisation réussie qui a été soutenue par l’autorité morale d’autres responsables comme l’archevêque Tutu. L’ANC n’a pas été seule dans la lutte avec le plus nationaliste africain Congrès Pan Africain (PAC) jouant aussi un rôle -‘un colon, une balle’. Pour l’ANC, éviter des cibles civiles a été une déclaration clé mais pas toujours appliqué. Le PAC a eu moins de contrôle sur ses forces, qui étaient plus susceptibles d’attaquer des civils. Le PAC est pratiquement disparu aujourd’hui. Au Kosovo, il y a une séparation entre les groupes politiques établis et ceux qui ont pris les armes après.
Leur ordre du jour politique scindé pourrait, peut être, être aussi simple que des questions d’orgueil et de leadership, aussi bien que le désaccord idéologique. Ainsi, Rugova a eu une main plus faible à jouer que Mandela, avec moins de soutien autour, mais a choisi de travailler avec d’autres partenaires Kosovars, en lui conservant un atout central, mais avec moins de pouvoir personnel. Pour la Syrie, des efforts continuent à gagner du soutien pour une figure centrale ou l’organisation d’une autorité largement respectée.
2. L’unité pour protéger la population-garantissant la sécurité Comment est il possible de garantir la sécurité des citoyens pendant le conflit? En Syrie, il y a affrontement pour trouver une solution interne et il semble qu’il n’y ait pas de volonté extérieure pour aider à en trouver une. Il reste l’espoir que l’ordre du jour humanitaire puisse gagner l’appui international. En Syrie, le conflit parmi les groupes d’opposition a rendu tout effort pour protéger la population très difficile. Les forces extrémistes en Syrie ont commencé à tuer les chefs de la FSA et à sortir de force la FSA de quelques zones. La FSA, de son côté, préfère combattre les forces du régime et n’a pas d’intérêt à lutter contre les islamistes. Le représentant de la FSA indique qu’ils n’ont pas de liens avec les groupes proches d’al Qaeda. Il n’y a pas de coopération et la plupart de leur présence est dans des zones déjà libérées par d’autres groupes. Seulement une petite proportion des combattants sont de vrais radicaux mais leurs actions sont multipliées par 5 par rapport à leur nombre, ce que l’Ouest semble vouloir reconnaître, depuis l’horizon de la FSA. Les américains ont été en Syrie et savaient que le défaut d’appui au FSA verrait les groupes proches d’al Qaeda renforcés. La Syrie a plus que 160 conseils locaux au travail pour fournir des services à la population et traiter l’aide humanitaire mais font l’objet de vagues de bataille, de caprices des groupes armés et autrement d’une déconnection significative de la part de direction politique. Un groupe de Conseils à Alep a évoqué leur travail : souvent ils n’ont pas de lien institutionnel avec les groupes armés sur le terrain, mais travaillent grâce à leur relations personnelles, en coordonnant leurs efforts avec les brigades d’opposition locales. Depuis le début du conflit, les représentants des Conseils ont essayé de se dissocier des divers ordres du jour politiques en compétition en s’efforçant d’être des fournisseurs apolitiques de services. Ils ont été appuyé par le Conseil National Syrien, puis la Coalition, et ont affronté le défi de traiter la concurrence des autres groupes depuis le début du processus. Ils ont initié les relations de travail avec divers groupes militaires basées sur le défi de réaliser des services concrets et ont été agrée pour des questions spécifiques. Quelques groupes militaires en Syrie coopèrent bien avec les conseils locaux pendant que d’autres essayent de les concurrencer. Les difficultés ont été pires au début du conflit mais ils ont été capables d’aborder tous les groupes via les media locaux et de gagner de l’espace pour agir dans le domaine des services. Côté aide humanitaire, les problèmes ne sont pas si mauvais avec les groupes armés mais il reste très difficile de se coordonner avec les organisations internationales.
En termes d’institutions, les forces de polices en concurrence furent évoquées soulevant un vrai problème à Alep alors que différents groupes militaires, la cours de la sharia et des groupes politiques ont crée leur propres forces de police. Alep lutte aussi contre des cours civiles et des cours de la sharia qui fonctionnent séparément sans coordination entre elles. Les groupes militaires vont à l’une ou l’autre cours selon leur préférence idéologique. La police libre supposée au travail sous le SNC est faible et beaucoup d’habitants ne savent même pas qu’elle existe. Elle est plus active et plus respectée dans la campagne que dans la ville d’Alep. Un plan -soutenu par les américains- pour appuyer la force de police locale a eu quelques succès marginaux en fournissant équipements et des salaires mais son échelle était de loin trop réduite. Le général qui la mène est respecté et donne crédibilité au système, mais absence de ressources signifie échec. Les efforts occidentaux ont simplement interrompu d’autres processus. Selon la FSA, les représentants, la police locale ont généralement peu de force et pas de rôle. Finalement, la Syrie aura aussi à se concentrer sur la garantie de sécurité des citoyens dès que le conflit principal aura pris fin. L’expérience du Kosovo suggère qu’il sera important de développer une structure de post-transition pour le pouvoir avant que la transition prenne place. Le Kosovo a expérimenté un pouvoir et un vide de sécurité après la libération pendant que les gens avec des armes faisaient leur show. Toute la sécurité a été donnée à la communauté internationale par l’accord de Rambouillet et les résolutions en conséquences de l’UNSC. Le contrôle de forte sécurité fut donné à l’OTAN, qui eu jusqu’à 50 000 soldats dans le pays, pendant que la sécurité légère alla aux Nations Unies, ce qui prit un an encore à construire une présence de police élémentaire. Le Kosovo souffre de ce déséquilibre du passé jusqu’à aujourd’hui. En Afrique du Sud Depuis 1987 avec la lente ouverture politique à l’ANC et le retour des exilés, l’Afrique du sud a vécu non pas un retour à la paix, mais une augmentation de la violence avec plus que 15000 morts : plus que durant les 30 ans de résistances précédents. Cela était lié à la résistance à la transition de diverses forces, potentiellement connectées avec le régime au gouvernement. Les massacres et les provocations furent perpétrés suivant un effort pour faire dérailler les négociations politiques. L’ ANC a apporté le poids du mouvement démocratique de masse et a été capable d’amener tout le monde autour de la table pour signer un accord de paix qui a établi les lois de conduite politique. Chaque groupe devait policer ses propres acteurs et manifestations. Les institutions existantes restèrent en place, incluant les forces de sécurité, et seulement plus tard réformées lentement sur plusieurs années après la transition. Il y eu une réforme du domaine de la sécurité très limitée au début. Une autorité de transition exécutive, comprenant des représentants du régime sortant, fut crée mais ne fut pas toujours pleine de succès. Une force commune fut formée avec des membres de tous les divers groupes armés pour conduire la sécurité pendant la transition mais fut opérationnellement un échec. La première chose qu’ils firent fut de tuer des journalistes et il furent rapidement dissous, même si la violence de la période transitoire continuait.
3. L’unité pour négocier et combattre Un avantage important à l’établissement d’ une bonne relation entre dirigeants civils et militaires est qu’il ouvre la possibilité de construire un front commun pour des négociations. En Syrie, il y a un sentiment fort que le conseil politique pour des groupes militaires sur le terrain fait défaut, ce qui mène à la concurrence entre les groupes locaux dans un vide politique. Cela laisse même des combattant pro SNC frustrés que le parti politique n’ai pas mené proprement, et les laisse refusant de se soumettre à des décisions prises ailleurs par des dirigeants civils. D’autres groupes restent en divorce complet avec le SNC et tout ceux qui pourraient y être reliés. Quel rôle pourrait jouer les représentants de FSA dans n’importe quelle équipe en négociation courante ? Est ce qu’un ministre de la défense civil pourrait être capable de négocier la défense tactique et les questions de contrôle comme parties de négociations? Le SNC est le parapluie légal pour les discussions et le FSA a coordonné avec eux à certains degrés à propos de Genève, mais le FSA parait souhaiter plus que la direction civile déclarer que si une solution politique ne peut pas être trouvée, ils vont continuer à faire ce qui est nécessaire pour gagner contre le régime dans le combat. Qu’est qu’indiquent les exemples du Kosovo et de l’Afrique du Sud à propos de la confiance en construction avec des alliés pour un but commun ?
Découpler Dans le début des années 90, avec la dissolution de la Yougoslavie, les kosovars ont commencé à s’unir autour de l’idée d’indépendance. La discussion politique interne est venue à considérer les requêtes pour quoi que ce soit d’inférieur comme traitresse. Cette perspective a duré tout le long jusqu’aux négociations de Rambouillet qui ont finalement achevé la guerre de 1999 entre la Serbie et le Kosovo. Les représentants de l’Armée de Libération du Kosovo (KLA) a dit initialement que « Qui signe Rambouillet est un traitre. » Mais les représentants du Kosovo ont signé Rambouillet et finalement le Kosovo a avancé. Comment ? Il n’y avait pas de soutien international pour l’indépendance dans les années 90. Les dirigeants kosovars appelaient le monde à reconnaître leur indépendance d’abord, et puis ensuite il pourraient négocier les détails après. Le monde a rejeté cette approche et ainsi ils ont du essayer autre chose. Finalement les kosovars ont accepté que la discussion de l’indépendance puisse être intégrée ailleurs dans le processus, plutôt que de positionner en premier la requête la plus grosse et la plus important ( quelque chose qui n’est pas arrivé en Syrie). Les kosovars ont essayé d’avoir le mot ‘référendum’ inséré dans l’accord de Rambouillet, sachant que les kosovars voudraient voter pour l’indépendance dès la première opportunité. Cette requête ne fut pas acceptée. Ce qu’ils ont gagné, cependant, fut une promesse selon laquelle après trois ans, une décision serait prise sur le statut final du Kosovo basé sur la « volonté du peuple ». Cela estimé suffisamment vague pour que la Serbie signe l’accord, et assez suffisant pour que les kosovars gagnent encore leur indépendance chérie, bien qu’à une date plus tardive. La clé fut le « découplage »: déplacer la question du statut politique depuis la question d’arrangement démocratique. Ainsi, les négociations de Rambouillet allèrent selon les termes initiaux – l’inviolabilité de l’OSCE des frontières- ce qui était important pour la Serbie. Seulement plus tard, les négociations se sont tournées vers le second et le troisième terme du débat sur la démocratie et les droits de l’homme qui étaient importants pour le Kosovo. Qu’est que le « découplage » signifie en réalité dans le cadrage de négociations ? Pour le Kosovo, la question primordiale était l’indépendance. En Syrie, c’est l’enlèvement des Assads. Pour la Syrie, il semble qu’il n’y ait pas de chemin pour un démarrage de négociation sans qu’Assad soit éliminé. Le découplage pour la Syrie voudrait signifier dessiner une route vers une démocratie en fonctionnement avec une loi à la majorité et le plein respect des droits des minorités. Ensuite, le processus peut évoluer vers la création d’un environnement sécurisé pour ce processus – enlevant les mécanismes de guerre de ceux qui les utilisaient. Le découplage inclut permettre à la sortie éventuelle d’Assad d’arriver comme un effet du processus de transition. S’il n’y a pas de mouvement de masse et de société civile en Syrie, cependant, ce sera très difficile de gagner un appui pour ce processus. La partie la plus faible du consensus, à propos d’une Syrie démocratique, reste peu claire et moins capable de gagner un large appui parmi les groupes syriens que la simple question de sortir Assad. Mais c’est la question de sortie d’Assad qui ne sera pas acceptée de n’importe quelle manière explicite pour qu’arrivent d’éventuelles négociations avec le régime. Le découplage peut être nécessaire (et éventuellement inévitable) mais comment sera-t-il possible de convaincre les groupes militaires que le découplage ne menace pas leur résultat final désiré ? Comment peuvent ils être confiant sur le fait qu’Assad pourrait finalement partir à la fin de quelque processus comprenant la « volonté du peuple » qui pourrait être sécurisée pendant quelques éventuelles négociations découplées ? Les pré négociations du Kosovo eurent besoin d’une équipe forte en négociation qui était représentante d’à la fois les principaux politiques et des insurgés du KLA. Les kosovars ont lutté pour faire cela par eux mêmes et furent poussés vers au moins un semblant d’unité par la situation externe. Les négociations de Rambouillet avec la Serbie furent précédées par une année de pré négociations et discussions parmi les kosovars pour construire un cadre à la discussion. Cela a impliqué des négociations sur les 2 fronts: avec la communauté internationale et au sein de la communauté Kosovare. Avoir des négociations internationales comme une menace possible a aidé l’opposition à presser pour un processus interne pour les discussions. A travers ce travail, les factions kosovares ont décidé de manière interne les principes guides pour les futures négociations avec les serbes et la communauté internationale mais ce ne fut pas un processus simple et lisse que ce soit avant ou après l’intervention internationale. Il y avait une violence significative entre les factions kosovares et le KLA était étiqueté de terroriste par la communauté internationale. Leur participation au long processus des pré négociations internes Kosovares, cependant a permis de rendre au KLA acceptable à la communauté internationale. En Afrique du Sud, cela a pris plusieurs années pour convaincre tout le monde de s’asseoir à une table des négociations. Finalement, une masse critique de soutien a été atteinte ce qui a transformé les négociations avec le régime comme le seul jeu en ville. Les agences de renseignements jouèrent des rôles initialement en tant qu’intermédiaires et en convainquant les dirigeants politiques du besoin de négociations. En choisissant d’avancer avec des négociations, Nelson Mandela a dit que eux mêmes avaient besoin de faire confiance à leur adversaire pour qu’ils puissent rendre la confiance en retour. Cela pourrait s’avérer difficile dans d’autres situations où donner confiance à un ennemi ne les rendra pas nécessairement dignes de confiance.
Les négociations Pour la Syrie, il semble y avoir un désintérêt parmi les forces en lutte de quelque parti que ce soit pour l’idée de se parler. La pression militaire est vue comme essentielle par de nombreux groupes afin de pousser Assad à négocier. Le représentant du FSA a suggéré que c’était quand les USA ont menacé Assad durant la crise sur les armes chimiques que des morceaux du régime ont commencé à faire défection. Il y a eu des consultations à propos de discussions de Genève et des conseillers extérieurs ont dit au FSA que de ne pas aller à Genève serait une perte. Le représentant du FSA a affirmé que toutes négociations de Genève 2 seraient basées sur l’idée de la mise en oeuvre des buts exigés à Genève 1 : le relâchement des prisonniers politiques et la démission d’Assad et des autres figures du régime. Si le processus de Genève ne répond pas à ces aspirations alors il n’y aura aucune valeur. Il sera important de considérer à l’avance ce que les partenaires de négociation voudront pour des concessions. En Afrique du Sud, il y a une perception que la justice pour certains du régime a été sacrifiée pour sauver la stabilité du pays, quelque chose qui doit être justifié à la fois au peuple en général et aux groupes armés, qui auraient différents point de vue du coût valant la peine d’être payé pour la paix. Pour la Syrie, qui a été décrite comme un pays où les vendettas sont habituelles, la possibilité que la justice puisse être sacrifiée pour la stabilité pourrait ne pas mener à la réconciliation mais à la rétribution. L’exemple du Kosovo a montré qu’une fois que les négociations commencent, les problèmes tels que impasse pourraient potentiellement être travaillés avec l’utilisation de « discussions de proximité ». Cela pourrait permettre à l’opposition syrienne de parler aux médiateurs internationaux, qui alors parleraient à Assad. Essayer de pousser tout le monde ensemble à se rencontrer n’est pas toujours une bonne idée. De plus, les discussions sont vues comme plus efficaces quand elles ont une structure claire, un cadre de négociation pré-approuvé avant de se montrer autour de la table, quand il y a une forte présence internationale et quand il y a possibilité de construire un mécanisme sécurisé applicable. Faire confiance à la bonne volonté n’est pas suffisant. Des cartes routières claires sont insuffisantes. Le processus d’Oslo a échoué du fait de l’absence de mécanisme de mise en oeuvre sécurisé, mais le Kosovo a reçu un tel mécanisme. Dans tous les cas, ceux qui ont ressenti qu’ils ne bénéficieraient pas des négociations seront des contestataires. En Afrique du Sud, des efforts furent faits au cours des négociations pour rendre clair à la population détenant le pouvoir économique qu’elle ne perdrait rien. En Syrie, nombreux ceux qui ont soutenu le régime, mais ne font pas partie du régime, qui auraient besoin d’être assurés de leur place dans l’avenir de la Syrie. La lutte En Syrie, il y a une perception générale selon laquelle la dictature ne prendra fin que par la force. Quand le SNC civil fut mis en place, il fut considéré à partir de l’intérieur de la Syrie comme ayant une expérience limitée et des réseaux faibles avec les groupes combattants sur le terrain. Aucun mécanisme de coordination formelle ne fut établi avec succès entre les civils et les groupes militaires donc c’était souvent une question de relations individuelles interpersonnelles. Avec la création de la coalition actuelle, plus étendue pour le SNC, qui assigne 15 sièges aux groupes militaires désignés par le Conseil Militaire Suprême, les relations se sont améliorées. A la suite de l’établissement du premier conseil militaire à Homs, les autres provinces ont développé des conseils qui ont travaillé un temps et ont formé la base du Conseil Suprême Militaire en action. Le Conseil Militaire Suprême, cependant, a senti initialement qu’ils faisaient face à arrogance et des plaintes vides de légitimité quand ils rencontraient des membres des directions civiles exilées telles que menées par le SNC et ont invité le SNC à se joindre à eux sur le terrain en Syrie. A partir de cette expérience initiale difficile, les relations se sont améliorées mais les discussions ne sont pas les mêmes comme la coordination dans la même équipe. La formation potentielle de ministères de la défense et de l’intérieur dans un gouvernement provisoire pourrait être considérée par le FSA comme insuffisante à partir du fait où le régime contrôlerait trop. Tout ministère de la défense, même si choisi avec l’apport du Conseil Suprême Militaire sera considéré comme plus politique que militaire. Beaucoup de travail reste à faire.
4. L’unité pour diriger les acteurs extérieurs- intervenir ou se réunir Seul un appui solide de la part d’acteurs régionaux et internationaux pourrait aider à avancer vers une résolution de la crise en Syrie. Cela pourrait être facilité si les groupes d’opposition syriens étaient plus capables de se coordonner entre eux et de faire des alliés à l’étranger. Jusqu’ici , l’aide économique et militaire a été fournie sous forme de montants variés à différents groupes dans le conflit mais l’intervention principale n’a pas été tentée par un pouvoir dirigeant quelconque. En même temps, des efforts ont été faits dans plusieurs forums pour réunir les partis pour des négociations. Au Kosovo, La communauté internationale est intervenue et a la fois a assemblé. Induire l’engagement de la communauté internationale est devenu l’objet d’une part de stratégie explicite. L’Armée de Libération du Kosovo (KLA) était incapable de libérer le pays par la force des armes mais elle a instigué une réponse violente serbe qui fut vue et condamnée par la communauté internationale. Les trois partis (albanais kosovars, serbes et la communauté internationale) ont vite compris que les albanais ne pourraient gagner la guerre et que pour eux la 2ème meilleure chose à faire était de négocier (de préférence avec l’engagement et l’implication de la communauté internationale). Il fut aussi compris que le coté serbe ne pourrait pas gagner non plus. Une présence permanente et massive de police ou un génocide furent les seules options, hautement non bienvenues, pour la Serbie afin de conserver le contrôle du Kosovo. Le parti politique de courant principal pro paix parmi les albanais avait besoin de guérillas afin de renforcer leur position dans les négociations. Les groupes de guérillas avaient besoin de la crédibilité internationale en ces acteurs des courants principaux. Les groupes à la fois armés et civils avaient certains niveaux de connaissance au sein de la communauté internationale et furent capables petit à petit de construire un consensus sur les questions majeures pour traiter avec les Nations Unies et l’OTAN. Les américains ont joué finalement un rôle clé en déroulant un dossier de négociation que tous pouvaient accepter, après avoir été forcés à se mettre autour de la table par l’usage de la force. Le passage final du chapitre 7 de la résolution de l’UNSC au Kosovo a positionné les deux partis sous la menace de la force, pas seulement les kosovars. Les kosovars étaient capables de démontrer à l’UNSC le défi de sécurité internationale de la situation (réfugiés, stabilité régionale). Cela fut rendu plus facile grâce aux récents rappels à la mémoire de la guerre de Bosnie. En Afrique du Sud, la solidarité internationale et le mouvement global anti-apartheid associés par des sanctions financières, ont joué un rôle d’appui important dans la lutte contre le régime d’apartheid. Il n’y eu jamais de présence internationale pendant les négociations, pourtant. Le régime d’apartheid était furieux contre la communauté internationale et l’ANC a retenu des préjugés anti-occidentaux en raison de leur appui historique du régime de l’apartheid. La communauté internationale fut capable de créer des pressions mais pas d’intervenir ou de réunir. Le représentant du FSA exprime son peu de confiance en la communauté internationale – il y a 122 amis de la Syrie et deux amis pour Assad, mais ces deux semble cependant plus forts. Y compris quand le régime d’Assad était plein pouvoir, le FSA fut capable de libérer toute la ville de Homs et sentit que si la Russie et l’Iran n’étaient pas intervenus à ce point avec un soutien militaire décisif, le régime aurait pu chuter. Ainsi, si le SNC ne peut apporter suffisamment de soutien international, le représentant du FSA ne voyait pas qu’il ait une réelle contribution à la révolution. L’approvisionnement en armes fut insuffisant. Ils ont combattu avec ce qu’ils peuvent voler ou acheter aux forces du régime. Le représentant du FSA sentait que beaucoup dans l’armée encore loyaux au régime ne choisiraient pas de protéger le régime s’il y avait une intervention de l’OTAN. Cependant, ils en sont venus à croire que même si la Russie enlevait son véto, les USA eux mêmes mettraient un véto du fait qu’ils étaient plus concernés par les armes chimiques que par les dizaines de milliers de morts. La crise des armes chimiques a été considérée comme la meilleure opportunité pour une intervention du Chapitre 7. Les problèmes humanitaires auraient pu être une question du chapitre 7, comme ce fut le cas pour le Kosovo, mais le représentant du FSA n’attend pas que les acteurs internationaux jouent un rôle positif pour l’opposition.
5. L’unité pour programmer l’avenir——-
Des zones de Syries sont déjà en train de vivre en dehors des griffes du régimes d’Assad et ces zones pourraient être étendues. Programmer pour « le Jour d’après », ne peut donc pas commencer trop vite. Il est possible d’atteindre des accords pour résoudre la crise du « maintenant » mais il y a besoin de comprendre ce que cela peut signifier pour le futur. Le jour de la libération, le KLA est revenue à sa lutte pour le contrôle interne du Kosovo. Le défaut d’accord clair pour diviser démocratiquement le pouvoir hante le Kosovo jusqu’à ce jour comme les restes de groupes militaires qui ont combattu dans la guerre de 99 conservent un pouvoir significatif. L’intégration des milices et groupes armés au sein des armées nationales ne fait pas de bonnes preuves autour du monde (Liban, Le Salvador,…). Comment la Syrie sera-t-elle capable de changer la domination Alawite de l’armée si les autres ne veulent pas l’intégrer? Les blancs en Afrique du Sud avaient un lien avec le secteur de la sécurité non dissemblable de celui des Alawites en Syrie. La survie, à la fois réelle et économique, est essentielle à leur résistance au changement. Ainsi, l’Afrique du Sud n’a fait aucun tentative rapide de désarmement ou de démobilisation des forces armées existantes. L’armée était extrêmement puissante et ne pouvait être militairement défaite. Au temps de la transition il y eu une inquiétude du fait que démanteler les structures militaires pourrait pousser hors de contrôle ces forces armées(comme c’est arrivé des années après en Iraq). Huit formations armées différentes existaient en Afrique du Sud autres que l’armée, comprenant des forces de défense du pays variées, des groupes de parti politique et le Congrès armé Pan Africain. Ceux ci étaient chacun initialement laissé sous le contrôle de leur force politique associée pendant que les négociations prenaient place avec ces principes politiques. Les groupes armés ont été finalement intégrés au sein de l’armée nationale après les élections libres et tous les hommes avec des armes savaient qu’ils pouvaient avoir un travail dans le nouveau gouvernement. Après, un processus très lent de démobilisation a pris place, surtout à l’usure.
Le système de sécurité syrien a aujourd’hui des cercles concentriques de pouvoir avec la famille Assad au centre, les chefs des réseaux clés de sécurité dans le cercle d’après, suivi en importance par le parti Baath et finalement par le parlement et les autres institutions de l’Etat. Les diverses agences de renseignement se chevauchant et les organismes de sécurité en passant par les forces militaires, de l’air et les institutions étatiques sont toutes réunies sous l’égide de la présidence. Cet arrangement est venu sous les Assad parce que la Syrie a subit 10 coups d’Etat et contrecoups depuis l’indépendance. Les Assad veulent un régime préservé de tout coup d’Etat et ainsi s’assurer que toutes les têtes des institutions principales sont de la proche famille, clan ou autre lien fiables, largement issus de la communauté alawite. L’autorité est exercée extra judiciairement. La légitimité fait défaut. Pour la Syrie, construire de bonne institutions sécurisées sera essentiel pour la stabilité à long terme, mais très difficile pour commencer dans le contexte du conflit. Qu’est ce que la réalité du terrain laissera pour des réformes futures ? Les arrangements sécuritaires de la future Syrie exigeront que le pouvoir soit transféré aux civils pour exercer le contrôle sur le militaire, saisi et utilisé seulement pour défendre le pays contre l’extérieur. L’autoritarisme doit être abandonné pour que 12 représentants du peuple puissent désigner les personnes les plus compétentes (choisies apolitiques) qui contrôleront les budgets du domaine de la sécurité. Nettoyer le secteur de la sécurité de sectarisme sera un défi clé. C’est une variable de l’intervention, non pas inventée par Assad mais utilisée d’aussi loin qu’au 20è siècle quand le pouvoir colonial français a traité avec les alawites et les kurdes selon différentes approches politiques. Il est facile de démolir les vieilles institutions mais il sera dur d’en construire de nouvelles, donc il est important de commencer tôt de larges discussions pour savoir quels arrangements seront possibles. Un système de sécurité nouveau en Syrie aura besoin d’être basé sur les lignes directrices suivantes : désigner un ministre de la défense civil qui rapportera au président ou premier ministre en tant que commandant en chef. En situation transitoire, un dirigeant militaire à la retraite peut être un ministre de la défense acceptable, soumis à l’approbation du parlement. Le ministre de la défense et les commandants directeur militaires devront rapporter au parlement. Un programme de ré-éducation sera nécessaire pour laisser les membres des forces armées savoir qu’ils pourraient être réhabilités dans le nouveau système. Les perspectives vont différer à propos de qui dans les services de sécurité du régime d’Assad sera tenu responsable des crimes, mais après les expériences de de-baathisation en Iraq, il y a peu d’appétit pour la recherche d’une dissolution complète de l’armée. Dans un nouveau système civil, le ministre de l’intérieur pourrait être élevé en niveau de hiérarchie du pouvoir avec un contrôle sur la force de police civile nationale et travailler de près avec le ministre de la justice. La Mukhabarat, ou police secrète, aurait besoin d’être démantelée et une nouvelle institution de renseignement extérieur apolitique crée sous la supervision d’un ministre civil soumis au parlement. Remplir ces possibilités pour un nouveau système de sécurité sous l’égide d’un gouvernement démocratique civil ne sera pas facile. Il y aura des défis d’idéaux quand les dirigeants tenteront d’instiller une culture démocratique au sein des forces armées. Il y aura des problèmes avec le fait de couper l’implication des pouvoirs extérieurs et de diriger les perturbations civiles qui sont attendues lors de la transition ( les empoisonneurs, pilleurs, restes de l’ancien régime,…).La difficulté que l’opposition a eu en acceptant un rôle pour les transfuges du régime peut ainsi avoir des conséquences de long terme. En plus, la Syrie devra lutter pour éradiquer les groupes islamistes violents qui sont montés pendant la guerre. Les défis de la réforme du secteur de la sécurité seront affrontés tôt dans le processus de négociation. L’opposition politique aura besoin d’être préparée à les confronter grâce à une approche de principes toutefois pragmatique.

traduction par Souria Houria le 23/01/2014


Inscrivez-vous à notre newsletter