Syrie : 2016, l’année des déplacements de population forcés – infographie par Halla Barakat

Article  •  Publié sur Souria Houria le 13 janvier 2017

Le régime Assad et ses alliés étrangers, en particulier des milices chiites, ont pratiqué une épuration ethnique à l’encontre de la population syrienne sunnite afin de modifier la démographie de la Syrie.

Du point de vue de ces déplacements forcés de population, l’année 2016 a été la pire depuis le début du conflit (en 2011).

 

2016…

2016 a été la pire année pour les déplacements forcés de civils syriens s’étant révoltés contre le brutal régime dictatorial de Bachar al-Assad, du fait de l’armée du régime, de ses alliés et supplétifs chiites (libanais, irakiens, afghans) et de l’armée russe.

Il s’agit d’un transfert à grande échelle de citoyens syriens de confession sunnite : ceux-ci ont été contraints de quitter les régions où ils vivaient depuis des générations.

Les principaux responsables de cette épuration ethnique sont le régime Assad, l’Iran et la Russie, sous le regard indifférent du monde dit « libre » et des Nations Unies.

Les méthodes utilisées pour cette épuration ethnique :

– l’imposition d’un siège militaire,

– la réduction des populations civiles à la famine,

– le déni d’accès à toutes les aides humanitaires,

– des bombardements intensifs

– des attaques ciblées systématiques contre les infrastructures de secours et contre les personnels du secteur médical.

 

DARAYA (La plus grande ville de la banlieue de Damas) :

– assiégée durant 36 mois,

– soumise à plusieurs années de bombardements aveugles,

– le 28 août 2016, tous ses habitants ont été déplacés de force,

– réduisant sa population à zéro ;

 

QUARTIER WA’ER DE HOMS (le dernier bastion de la Révolution syrienne à Homs) :

– 100 000 habitants assiégés

– 750 habitants déplacés de force le 25 septembre 2016 ;

 

QUDSAYA & AL-HAMÉH (VALLÉE DU BARADA, au nord-ouest de Damas) :

– assiégées durant plusieurs années,

– soumises à des bombardements intensifs,

– le 13 octobre, 2 500 habitants en ont été expulsés par la force ;

 

MOU‘DAMIYET AL-SHÂM (région de Damas) :

– bombardée à l’arme chimique,

– assiégée durant quatre ans,

– soumise à des pilonnages intensifs,

– le 19 octobre, 1 500 habitants expulsés par la force ;

 

CAMP DE RÉFUGIÉS DE KHAN AL-SHAYH (région de Damas) :

– assiégé durant plusieurs mois,

– soumis à des bombardements intensifs,

– le 28 novembre, 4 500 résidents en ont été chassés par la force ;

 

AL-TALL (région de Damas, au nord-est de la capitale) :

– assiégée durant plusieurs années,

– soumise à des bombardements intensifs,

– le 2 décembre, 1 300 de ses habitants en ont été chassés par la force ;

 

ALEP-EST (libéré par la Résistance syrienne en 2012)

– 80 000 habitants (vivant sur une superficie de 6 km2) assiégés,

– le 22 décembre 2016, tous les habitants ont été déplacés de force,

– cette épuration ethnique réduisant la population à zéro habitant.

 

L’OBJECTIF POURSUIVI ?

– une modification de la démographie en Syrie,

– contraignant les sunnites à se réfugier dans le nord du pays,

– tandis que des chiites importés de l’étranger prennent leur place là où ils vivaient depuis des siècles.

 

LA DESTINATION DES PERSONNES AINSI DÉPLACÉES DE FORCE ?

 

IDLIB

– Idlib, dont la population a été portée, du fait de l’afflux des réfugiés et des personnes déplacées de force, à environ 2 millions de personnes.

QUEL AVENIR ATTEND CEUX QUI ONT OSÉ AFFRONTER LA DICTATURE DE BACHAR AL-ASSAD ?



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