Syrie. Echos de l’assemblée générale de la Coalition nationale (2ème journée) – par Ignace Leverrier

Article  •  Publié sur Souria Houria le 28 mai 2013

La Coalition Nationale des Forces de la Révolution et de l’Opposition Syrienne a poursuivi, vendredi 24 mai, à Istanbul, les travaux de son Assemblée générale qui s’achèveront, samedi 25 mai, par le renouvellement de son président, de ses adjoints et de son secrétaire général.

Logo de la Coalition nationale

Au cours des débats, la Coalition nationale a dénoncé « l’impuissance internationale devant l’usage par le régime d’al-Assad de l’arme chimique ». Elle a appelé « la communauté internationale à tenir ses engagements, puisqu’elle avait promis de répondre avec fermeté et sérieux à un tel comportement, et de mettre un terme à ses crimes ».

Selon son porte-parole, Khaled Abou al-Saleh, la participation de la Coalition nationale à quelque initiative internationale que ce soit pour résoudre la crise syrienne restait conditionnée à deux choses :
– la réalisation des ambitions, des espoirs et des droits du peuple syrien,
– la garantie que ni al-Assad, ni les membres de son entourage ayant trempé dans les crimes commis contre les Syriens n’auront aucun rôle durant la période intérimaire.

Il a ajouté que « la Coalition a entendu les propositions de la partie américaine, rapportées par l’ambassadeur Robert Ford », mais il a indiqué qu’elles restaient « vagues et insuffisamment précises », empêchant  la Coalition d’adopter une position politique quelconque. Il a reconnu que « des gestes de bonne volonté sont nécessaires des deux côtés. Nous voulons être sûrs que, lorsque nous engagerons les négociations, le bain de sang cessera en Syrie ». Il pourrait s’agir, de la part du pouvoir en place, de l’arrêt de l’utilisation des missiles SCUD et du retrait de l’armée de certaines agglomérations. Mais les opérations en cours contre la ville de Qouseir et la progression du Hizbollah en direction de certaines localités de la banlieue de Damas ne constituaient pas de ce point de vue des signes encourageants.

Les conditions formulées par l’opposition syrienne à l’entrée dans des négociations avec le régime sont connues :

– cessation de la violence,
– rappel de l’armée syrienne dans ses casernes,
– libération des activistes et militants emprisonnés depuis le début de la révolution,
– accès des observateurs internationaux et de la presse étrangère au territoire syrien,
– acheminement des secours et des aides internationales aux populations en détresse,
– autorisation des manifestations.

Citant la revue Al-Watan al-Arabi, le site All4Syria rapporte que l’initiative d’Ahmed Moazz al-Khatib, qui avait suggéré d’accorder un sauf-conduit à Bachar al-Assad  et à 500 membres de son entourage accompagnés de leurs familles en échange de leur abandon du pouvoir et de leur sortie du pays, n’a pas fait l’objet d’un débat. Mais elle pourrait être officieusement discutée.

http://masar.ws/reports/1/178

source : http://syrie.blog.lemonde.fr/2013/05/25/syrie-echos-de-lassemblee-generale-de-la-coalition-nationale-2eme-journee/

date : 25/05/2013



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