Un jour en exil – par Aghiad Ghanem

Article  •  Publié sur Souria Houria le 17 mars 2013
Il s’imagine
Avant, soucieux.
Il se demande,
Il se regarde,
Cette nuit-là,
Une nuit d’étoiles.
Froid
Cette nuit-là,
Le froid des larmes
Du ciel,
Pour seul refuge
La vie, le froid des larmes
Celle que l’on retient
Du bout des doigts,
Et qui jette,
Dans l’épaisseur du soir,
Sa lueur…
De renoncement.
Ce regard…
Consterné
Au souvenir de la nuit,
Qui dans une urgence brutale
L’a pris de son lit.
Jeune exilé
Tu t’éloignes et,
Dans ton monde
Tu ne vieillis plus.
Le soleil te révèle, la nuit t’annule
Enraciné dans l’oubli,
Tu t’effeuilles.
Aghiad Ghanem


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