Syrie : les décapitations de Daesh ne doivent pas faire oublier les crimes du régime

Article  •  Publié sur Souria Houria le 11 avril 2015

Cet ensemble de cinq infographies présente des informations rassemblées par l’organisation partenaire de la FIDH en Syrie, le Violations Documentation Center (VDC). VDC documente les décès, détentions et disparitions depuis Avril 2011, peu après la tenue des premières manifestations à Deraa au sud de la Syrie. Grâce à son réseau d’activistes présents sur le territoire syrien mais également à l’extérieur du pays, VDC a documenté à ce jour 130,035 morts et 60,424 cas de détentions et de kidnappings imputables au conflit. Bien que les statistiques de VDC soient fiables, leurs chiffres ne sont pas exhaustifs. D’après son dernier rapport, l’ONU estime le nombre total de personnes tuées lors du conflit à 220 000.

VDC a méticuleusement rassemblé les informations concernant les identités des personnes tuées et captives, incluant leur nom, âge, sexe, lieu de la mort et statut civil/combattant. VDC a également rassemblé des informations concernant les groupes responsables de ces morts et disparitions ainsi que la cause de chaque décès. Les images ci-dessous permettent de visualiser quatre ans de données, offrant ainsi une meilleure compréhension des dynamiques de la violence meurtrière en Syrie.

Méthodologie : 

Pour rassembler ses informations, VDC combine recherche documentaire et recherche de terrain. Ces informations sont ensuite recoupées et validées selon 3 étapes. Dans un premier temps, les activistes de VDC se rendent dans les hôpitaux, cimetières, cellules d’informations et chez les familles des victimes. Ils envoient ensuite leurs découvertes, photos et vidéos incluses, à l’équipe administrative de VDC. Enfin, les chercheurs de VDC envoient une dernière fois les rapports finaux aux activistes de terrain pour qu’ils vérifient l’exactitude de leurs informations.

Comme VDC l’indique sur son site internet, les risques encourus dans certaines zones et la crainte des familles des victimes d’être prises pour cibles pour avoir partagé des informations rendent le travail de ses activistes extrêmement difficile. Par ailleurs, les coupures de courant régulières rendent les communications difficiles.

source : https://www.fidh.org/La-Federation-internationale-des-ligues-des-droits-de-l-homme/maghreb-moyen-orient/syrie/infographies-syrie-les-decapitations-de-daesh-ne-doivent-pas-faire

date : 13/03/2015



Inscrivez-vous à notre newsletter